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Version numérique de La Gazette de Padern
Printemps 2017

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  • Editorial:
  • Quoi de neuf à la Mairie
  • Histoire du 1er avril
  • Plantes de nos garrigues : le romarin
  • Sports : la Transcorbières et le Trial
  • Passions/talents : les Jeeps de Daniel
  • Les épiceries et les boucheries de Padern
  • Quésaco ?
  • Carnet
  • Ces padernais d'ailleurs: la fête nationale norvégienne - les fêtes Napoléon III à Vichy
  • Patrimoine : le Torgan, la carrière de grès du Gournet
  • Dans la cuisine de ma grand-mère


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Editorial

L’éternel retour

Tandis que nos politiques lavent leur linge sale en public, dans un déballage médiatique aussi affligeant qu’indigne, la nature œuvre en silence. Le printemps s’installe lentement. Avec vigueur, il déchire les gris, noirs et blancs de l’hiver et nous les restitue dans une symphonie de couleurs qui sublime le paysage et ravit nos yeux comme nos cœurs.

Devant ce spectacle, nos jardins se font l’écho de cette métamorphose et nous poussent à l’ouvrage pour que nos récoltes soient encore plus belles que les années précédentes. Les nouveaux Padernais ne sont pas en reste et se laissent gagner par cette fièvre du jardinage. Tant mieux.

Les sportifs, gardent leur sueur pour d’autres exercices et se préparent à défier les caprices de paysages difficiles à conquérir. La cabède sauvage, frétille dans l’ivresse que lui donnent les rivières enfin grossies par des pluies, longtemps oublieuses de leur devoir. Les enfants dans leur immuable innocence, rêvent à des gourmandises pascales, comme l’ont fait autrefois leurs parents et grands-parents, dans les épiceries de Padern.

Le printemps fait son éternel retour et renouvèle nos espérances.


La cabède bavarde

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Quoi de neuf à la Mairie ?

L’organisation de la nouvelle communauté de communes effective depuis janvier, se met en place.
Dans le cadre du projet cœur de village, l’acceptation du permis de construire est en cours.
Comme toutes les communes de France depuis janvier 2017, Padern applique la réglementation concernant l’interdiction des produits phytosanitaires. Cette réglementation touche l’entretien des espaces verts, forêts et promenades accessibles ou ouverts au public ainsi que les voiries (sauf pour des raisons de sécurité). La vente des produits sanitaires sera interdite dans le courant de l’année et l’interdiction d’utilisation sera étendue aux particuliers d’ici à 2019.
Seuls les produits de bio contrôle, les produits utilisés en agriculture biologique (AB), les produits à faible risque seront autorisés: https://ephy.anses.fr/

Avec 62 700 tonnes de matières actives (chiffres de 2012) la France est le 4e consommateur mondial de pesticides, derrière les Etats-Unis, le Brésil et le Japon et premier en Europe. Avec ces nouvelles dispositions, de nouvelles pratiques d’entretien des espaces verts et voiries seront mises en œuvre, telles les jardins secs, les plantes couvre-sol, le paillage minéral ou organique, fauche tardive après la floraison, etc. De même, les agents chargés de l’entretien seront formés à de nouvelles techniques plus respectueuses de la nature et de notre santé.

En revanche, pas de réglementation nationale pour la lutte contre les chenilles processionnaires. Il est simplement fait appel au civisme des personnes propriétaires de pins atteints pour éliminer ce fléau. La période de migration est actuellement commencée. C’est pourquoi, une extrême vigilance est recommandée en présence de ces chenilles particulièrement allergisantes, pour les humains et les chiens provoquant d’irréversibles nécroses de leur langue.


chenilles


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Histoire des traditions du 1er avril
Poisson-d-Avril

Entre supercherie et blague de potaches, plusieurs hypothèses tentent d'expliquer l'origine de cette amusante coutume.
Le début de l'année n'a pas toujours été le 1er janvier. En effet, celui-ci était autrefois très variable, tantôt à Noël, tantôt à Pâques qui est une fête mobile ou encore le 1er avril. Pour compliquer le tout, il n'y avait pas d'uniformité entre les différentes provinces. C'est donc pour mettre fin à ce système aléatoire, que Charles IX décréta en 1564 que l'année commencerait le 1er janvier. Cette réforme suscita certaines réticences et ne fut appliquée qu'en 1567. Les tenants du 1er avril voulurent conserver l'usage des étrennes que l'on offre habituellement à chaque changement d'année et adressèrent à leurs amis, vœux et petits cadeaux fantaisistes. Le poisson étant le signe zodiacal du mois d'avril, il devint bientôt le symbole de ces plaisanteries. En ce temps-là, il était fréquent d'offrir de la nourriture. Or, le début avril correspond à la période du carême chez les chrétiens qui remplacent leur consommation de viande par du poisson. Carnaval et ses exubérances n'étant pas loin, il n'était donc pas rare de recevoir quelques poissons, pas frais, ou tout simplement postiches.

Une autre origine est avancée par certains chercheurs pour lesquels "poisson" serait une déformation de "passion", celle du Christ qui correspond à ce moment de l'année. Ils évoquent notamment Jésus renvoyé d'un tribunal à l'autre, d'Anne à Caïphe, de Pilate à Hérode et pour finir d'érode à Pilate. C'est ainsi que le 1er avril, on s'amuse des courses semblables, que l'on impose aux personnes crédules.

Une autre explication attribue la coutume aux Lorrains. En effet, sous le règne de Louis XIII, leur duc Charles IV, fut enfermé au château de Nancy et s'en évada un 1er avril en franchissant la Meurthe à la nage. Les Lorrains virent là une véritable farce faite aux Français et pour commémorer l'évènement, prirent l'habitude de faire des blagues, bientôt imités par les Français eux-mêmes.

Cette coutume de blaguer s'est répandue dans de nombreux pays comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse, l'Ecosse, etc…
Finalement, le principal n'est pas tant l'origine de ces facéties mais bien plutôt d'en apprécier toute la saveur pour peu qu'elles soient originales et qu'elles nous apportent cette pointe d'humour qui pimente notre quotidien.



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Plantes de nos garrigues
le romarin
Romarin

Dès le mois de février, cet arbuste de la famille des Lamiacées qui peut atteindre jusqu’à 1,50 m de haut, colore la garrigue, de ses fleurs variant du bleu pâle au violet qui poussent en grappes. On peut signaler également qu’il existe une variété à fleurs blanches (albiflorus) mais fort rare.
Le romarin rosmarinus officinalis qui pousse à l’état sauvage dans les rocailles et terrains calcaires, tire son nom du latin «  ros ou rhus marinus  » (rosée de mer) ou bien du grec «  rhops myrinos  » (buisson aromatique). On lui donne parfois le nom d’ «  herbe-aux-couronnes  ». Les Provençaux le nomment «  encensier  » car l’odeur de ses feuilles évoque l’encens.
Depuis l’Antiquité cet arbuste est paré de bien des vertus. Les Egyptiens en plaçaient des rameaux dans la tombe des pharaons pour fortifier leur âme. Les étudiants grecs, s’en confectionnaient des couronnes sensées leur permettre de stimuler leur mémoire.
Durant les épidémies de peste, on prétendait que porter des sachets de feuilles sur soi et les respirer permettait d’échapper au terrible mal. De même, des rameaux étaient brûlés afin de purifier l’air dans les zones contaminées par le fléau.
Autrefois très vénéré, le romarin était de toutes les cérémonies qu’elles soient funéraires ou nuptiales car symbole d’amour, de fidélité autant que d’amitié.
S’il est utilisé en parfumerie, c’est avant tout, pour parfumer ses préparations culinaires que le promeneur fera sa provision. Marinades, infusions, civets, grillades et même de manière audacieuses crèmes et flans, seront relevés par l’adjonction de feuilles fraîches, séchées, ou de quelques petites branches. Le miel de romarin, dit  « miel de Narbonne  » à la couleur claire, ravit bien des papilles par son goût léger.
En phytothérapie, la plante est également très appréciée. Utilisée sous forme de baume, elle soulage les rhumatismes et les névralgies. Elle est efficace en cas de troubles de la circulation sanguine et combat les troubles digestifs, hépatiques, ainsi que les infections respiratoires ORL.
D’excellentes raisons pour partir en balade et faire provision de ces jolis brins azur.


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Carnet


Elle a choisi Padern
C’est à Padern que Béatrice Fabre a élu domicile. Sans doute pour être au plus près de ces Hautes Corbières qui lui inspirent tant de circuits sportifs. Nous lui souhaitons la bienvenue parmi nous et pleine réussite pour tous ses projets.

Elle nous a quittés
Le 17 mars Claudine Sanchez, 95 ans, s’en est allée rejoindre Antoine son époux et Audrey, laissant le souvenir d’une mamie de San Bitou, souriante et agréable. A sa famille et particulièrement à Lucette, Lucien et Hélène, nous adressons notre plus vive sympathie.



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Passions/talents
les Jeeps de Daniel

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Après une carrière de conducteur d'autocar puis de projectionniste dans le plus grand cinéma de Perpignan, Daniel Fabre a regagné Padern, son village natal, pour une retraite bien méritée.

Comme la plupart des jeunes garçons de son âge, il est appelé pour effectuer son service national. Il se retrouve à Carpiagne, entre Marseille et Aubagne. C'est là qu'on lui propose d'apprendre à conduire et de passer son permis militaire. De cette chose simple et banale va naître une véritable passion pour un véhicule qui a marqué notre histoire : la Jeep.

Cette voiture est née d'un appel d'offres de l'armée américaine qui cherchait à remplacer ses vieilles Ford T par un véhicule multi-usages (General Purpose, GP prononcé jip en anglais). C'est la petite marque Bantam qui est sélectionnée pour son prototype de voiture à 4 roues motrices. Malheureusement elle n'est pas en mesure de faire face à une commande qui représentera au final 637 770 véhicules entre 1941 et 1945. Ce sont ses concurrents Ford et Willys qui construiront les jeeps que nous connaissons et qui sont l'un des symboles de la Libération.



Après la guerre, beaucoup de ces voitures équipent des armées, des services de secours mais aussi elles sont modifiées, triturées pour servir de bête de somme en particulier dans nos Corbières où certaines servent même à labourer  !

Durant toute sa carrière, Daniel n'oublie pas la voiture sur laquelle il a fait ses premières armes. A la retraite, il va avoir l'opportunité de réaliser son rêve en dénichant une première Jeep, mal en point mais encore vivante. Il n'aura de cesse que de la remettre en état et sa passion va se renforcer. Puis il se met en tête de trouver un modèle historique, l'une de ceux qui ont fait le débarquement. Ses recherches vont le mener du côté de Mouthoumet ou il va dénicher un modèle Willys de 1944. Il a beaucoup vécu, son entretien a été négligé pendant de longues années mais le moteur tourne encore. Cette Jeep viendra à Padern par la route et par ses propres moyens. C'est là qu'elle sera restaurée pour retrouver son état d'origine y compris avec ses compteurs en miles et en degrés Fahrenheit et sa peinture spécifique du débarquement.

La passion de ce véhicule mythique le pousse aussi à rechercher dans les granges et les hangars de la région des versions rares construits par Ford : la Jeep GPW. Pour le commun des mortels toutes les jeeps se ressemblent, le passionné, lui, sait reconnaître au premier coup d'œil une GPW d'une Willys américaine ou d'une M201(construite en France sous licence). Voir Daniel, une lampe à la main, partir à l'escalade d'un tas de ferraille pour dénicher, dessous, une carcasse de ce que l'on devine avoir été une Jeep, chercher à déterminer la forme de la traverse située derrière la calandre et tomber sur la plaque d'identification d'origine avec les lettres magiques GPW, c'est un grand moment, Perceval découvrant le Graal ! Et quand, dans la même journée et dans le même village, il tombe sur une autre Jeep Ford GPW entière, couverte de toiles d'araignées on n'est pas loin de l'extase !



Il est des collectionneurs qui regardent leur véhicule historique comme une sculpture. Daniel n'est pas de ceux-là, sa Jeep vit, elle roule tous les jours même si son appétit est légendaire. Régulièrement elle se rend à Périllos,
sur les lieux du crash en 1963 d'un Constellation militaire. L'occasion de retrouver d'autres passionnés de la belle américaine, de se lancer dans des discussions sur les problèmes mécaniques ou sur l'histoire de chacune d'entre elles.

Cette année, pour Pentecôte, Daniel ira à Périllos avec sa dernière monture, une Willys de début 1942, en tenue Sahara, couleur sable, mais ceci est une autre histoire...


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Les épiceries et les boucheries de Padern

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A vous qui consultez la Gazette en version numérique, il ne faudrait tout de même pas croire que l'inscription EMAIL en devanture de la Ruche du Midi, voulait dire qu'internet était déjà à Padern dans les années 1950 ! Il s'agit bien d'ÉMAIL qui servait à faire des ustensiles divers et non du courrier électronique !

Poursuivons notre série consacrée à ce que fut autrefois l’activité commerçante de Padern, avec un petit retour sur ses épiceries et ses boucheries-charcuteries.
Les boucheries étaient situées en face de la mairie, pour celle de Bazille Bertrand. A l’angle de la place de la Révolution, on trouvait celle d’Albert Sisquet, tandis que Gervais Bories était installé derrière l’église. Tous trois étaient d’habiles artisans et rivalisaient de savoir-faire pour régaler les consommateurs avec leurs préparations. Charcuteries au goût puissant pour l’un, foie de veau pour l’autre, ou encore gigot d’agneau, tout est savoureux. Hormones, antibiotiques, élevage en batteries, n’entrent pas alors, dans le vocabulaire des éleveurs ni dans l’estomac des bêtes. Les bouchers vont chercher les agneaux à Fourtou ou Soulatgé, le bœuf à Missègre non loin de Limoux et même, jusque dans le Gers pour les volailles. Ils s’approvisionnent également auprès des chevillards de passage à Padern.
Durant la guerre, il est fréquent que les familles requièrent l’aide d’un boucher pour transformer, lors de son abattage, un cochon en boudins, saucisses, petit salé ou fritons. Une bonne raison de faire la fête et de se régaler avec de la
sanqueta -sang récupéré directement sous l’animal - assaisonnée d’un peu d’ail, de persil et de ventrèche, le tout passé à la poêle une fois le sang coagulé. La mode n’est pas encore aux régimes végétariens ! Quant aux fritons, ils seront donnés aux boulangers qui en confectionneront de délicieuses fougasses. On raconte même qu’en cette époque troublée, les quartiers de bœuf arrivaient par l’autobus transportant, outre des blocs de glace, des passagers. De quoi faire tomber en syncope, un fonctionnaire de Bruxelles en train d’écrire une énième note sur les normes en matière d’hygiène.
A l’époque, la consommation de viande est inférieure à ce qu’elle représente aujourd’hui où elle a doublé et se moque bien du jour de la semaine. La viande, en ce temps-là, est réservée au dimanche, jours de fête, évènements particuliers, du moins pour les morceaux les plus beaux qui n’entrent pas dans la composition des soupes ou ragouts des jours ordinaires.
Pas moins de quatre épiceries complètent ces commerces de bouche. Anna et Alfred Céret occupent « La Ruche du Midi » située place de la Révolution. Ils seront remplacés plus tard par leur fille et son mari, Antoinette et Gaston Garcia. Albine Izard, tient d’une main ferme sa boutique, au coin de l’actuelle placette et de la promenade. Son fils Eugène et sa belle-fille Louisette lui succèderont. A quelques mètres de l’église, Emma Carrère s’active dans son échoppe. Sa fille Josette, prendra sa suite. Quant à Marie Bertrand, « Marinette », elle trône derrière le comptoir de son magasin situé dans le recoin, non loin du Café des Sports.
Ces épiceries, n’ont rien à envier à nos supermarchés d’aujourd’hui. Véritables cavernes d’Ali Baba, elles proposent à la vente, outre les produits alimentaires, nombre d’articles tels de la mercerie, de la quincaillerie, vaisselle et même des chaussures. Il faut dire qu’on ne se déplace pas à la ville facilement, bien peu de gens possédant une auto. Faire les boutiques, n’est pas non plus une occupation habituelle. Fils à broder, laine, batterie de cuisine, et autres produits côtoient donc boites de sardines Amieux, sacs de lentilles, de pois chiches, pains de sucre et bocaux de berlingots. Et, ce qui ne se voit pas peut-être commandé aussi aisément qu’un clic sur internet, le sourire en plus. On vient à l’épicerie à tout moment et même plusieurs fois par jour car il est entendu que les commerçants ignorent tout des congés payés et des trente-cinq heures. On amène son bidon de lait le matin, puis vers midi on vient acheter un hecto de « Bonbel », un peu plus tard on reviendra pour du bouillon « KUB », puis avant la fin de la journée peut-être pour un peu de café « le Caïfa »ou « Moka Midi ». A l’épicerie, on achète ce que l’on ne produit pas dans son jardin et ce que l’on ne sait pas conserver. Réfrigérateurs et congélateurs sont encore en devenir. C’est sans doute pour cela que la plupart des commerçants chargent leur camionnette pour aller ravitailler des villages un peu éloignés comme Dernacueillette, Massac ,Davejean, Soulatgé, etc. et même Lanet.
Le vendredi c’est jour du poisson, et particulièrement de la morue. Elle baigne là, dans sa caque ou dans un seau. Parfois même, l’épicière y met le pied pour mieux la couper, en s’affranchissant des règles d’hygiène qui d’ailleurs ne sont pas encore en vigueur. Le dimanche, Albine propose à ses clientes des gâteaux à la crème qu’elle fait venir de St Paul. Les enfants sages auront peut-être droit à un sucre d’orge ou un « Malakoff », cette irrésistible barre chocolatée au praliné emballée dans son papier doré, qu’ils iront acheter à La Ruche.

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L’épicerie de Louisette et d’Eugène, complètera son offre avec la pompe à essence et la régie, chargée d’établir les laissez-passer pour le transport du vin en vrac. Entre deux clients, la dynamique épicière caille les restants de lait pour les transformer en succulentes gourmandises. Elle s’essaie même avec succès, à la confection de glaces. La rupture de la chaîne du froid, on s’en moque car aussitôt préparées, aussitôt dégustées.
Cette activité commerçante durera jusque dans les années soixante. Crise viticole, exode des jeunes du village, départ à la retraite des commerçants, ont eu raison de cette effervescence. Marinette sera la dernière épicière à résister avant de céder sa place au Distri Cabanel. Seul magasin du village jusque dans les années 1990, on s’y approvisionne autant qu’on y fait la causette. On s’y informe des nouvelles, exactement comme autrefois en allant chercher son pain, son boudin ou son paquet de chicorée. La facilité des déplacements, la concurrence des hyper-marchés sonneront la mort de la sympathique supérette. Un temps, des bouchers ambulants ont apporté leurs marchandises aux Padernais. Certains se souviendront des bouchers de Duilhac, M. Landes, de Davejean M. Mazères ou de M. Tisseyre qui venait de Cucugnan.
Depuis plus de vingt ans, La Maison Gourc, charcuterie de Lacaune, ne manque pas un vendredi pour régaler ses fidèles avec les salaisons et volailles qu’il leur apporte de la Montagne Noire, tandis que chaque samedi, Patrick Argalias, le boucher de Tuchan, retrouve les Padernais.
Evoquer les épiceries d’autrefois, revient à constater que nos modes de nutrition ont changé. A Padern comme ailleurs dans les campagnes, la dépense énergétique était supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui, travail de force oblige. La consommation des légumes secs est quotidienne, et les haricots sont souvent considérés comme la viande du pauvre.
Bien loin de Georges Clooney et de son sourire commercial, le café est vendu en grains et on le passe mélangé à de la chicorée (Leroux). Les pâtes, qu’on nomme alors « nouilles », attendent la ménagère dans des boîtes marquées « Milliat Frères ». Pas de cuisson « al dente », on la préfère collante avec un morceau de beurre et un peu de «râpé ». Les petits-suisses, entourés de leur papier sont vendus dans des boites en carton humide. Le chocolat à croquer à pour nom Pupier, Menier, Cémoi, Aiguebelle ou encore Poulain avec ses petites vignettes à coller dans des albums. En poudre, Banania et son célèbre zouave rivalise avec le Phoscao, que l’on saupoudre aussi sur une tartine beurrée, à l’heure du goûter.

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Comme les commerces padernais, bien des marques alimentaires, ont disparu. Leur évocation nous rend nostalgiques car elle nous ramène à une époque révolue, celle de la jeunesse ou de l’enfance et de son insouciance. L’enfance, pétillante telle un Pschitt orange ou citron, sucrée comme un caramel à 1 franc, et à la saveur acidulée d’un «mistral gagnant »


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Ces padernais d'ailleurs
la fête nationale en Norvège


avec Pierrette Koefoed
La Norvège : un petit pays (5 millions d’habitants pour une superficie de la taille de la Grande-Bretagne) aux confins de l’Europe septentrionale. On la connait surtout pour la beauté de ses fjords et de ses montagnes, pour la rudesse de son climat, pour sa démocratie sociale et pour la manne pétrolière qui en fait un des pays les plus riches au monde. Autrement, on n’entend pas beaucoup parler en France de ce petit/grand pays moderne qui a refusé par deux fois de faire partie de l’Union Européenne.

Française d’origine bourguignonne et Padernaise d’adoption, vivant depuis près de 40 ans à Oslo, je voudrais commenter un évènement-clé qui résume d’une certaine façon, l’histoire et la mentalité des Norvégiens. Il s’agit du 17 mai, jour de la fête nationale, au tout début du printemps quand la nature se réveille brusquement après un long hiver (en tout cas dans le sud car il faut encore attendre plusieurs semaines pour les régions du nord).



On ne peut pas parler de la fête nationale en Norvège sans mentionner quelques traits de son histoire. Près avoir été une lointaine et misérable province danoise pendant 400 ans, la Norvège se dote d’une constitution, le 17 mai 1814, après les guerres napoléoniennes. Le Danemark, qui s’était rallié à l’Empereur, doit céder la Norvège à la Suède. Les Norvégiens refusent et se choisissent un roi. Les troupes suédoises, conduites par le français Jean-Baptiste Bernadotte – devenu entretemps roi de Suède et qui n’entend pas voir filer un tel butin - entrent dans le pays. Le nouveau roi a alors la sagesse d’abdiquer pour éviter un bain de sang. On trouve un compromis : la Norvège et la Suède deviennent deux pays distincts avec leurs propres parlements mais avec un roi commun (Bernadotte, appelé Karl Johan) et une politique étrangère décidée par la Suède. Il faudra néanmoins, attendre 1905 avant que la Norvège ne devienne définitivement un pays indépendant.
Ce court historique est nécessaire pour comprendre à quel point leur constitution et l’idéal de liberté sont importants pour les Norvégiens, qui avaient subi une longue colonisation. Depuis 1814, à l’exception des 5 années d’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale, le 17 mai est fêté dans le pays entier et par la population entière. Un touriste français pourra être surpris voire perplexe, devant un tel déploiement nationaliste. Mais n’oublions pas que la Norvège est une nation relativement jeune et qu’ici le terme de nationalisme n’est pas négatif, loin s’en faut; on fait une différence nette entre le nationalisme pacifique et l’extrême nationalisme. Le grand poète norvégien du 19
e siècle, Henrik Wergeland, a voulu faire du 17 mai la « fête des enfants », de la nouvelle génération qui doit porter et perpétuer les nouveaux idéaux d’une Norvège libre et indépendante. Tous les écoliers du pays défilent le 17 mai au son de la fanfare en agitant des drapeaux nationaux. A Oslo, les souverains saluent leurs sujets du balcon du palais royal, le temps des défilés (environ 3 heures) mais le gouvernement et l’armée ne sont pas impliqués dans cette célébration, c’est la fête du peuple.
Mais ce qui ravira sans doute le plus le visiteur ce jour là, ce sont les magnifiques costumes nationaux, appelés
bunad. Chaque contrée, chaque vallée, chaque ville et chaque village a son propre bunad  et pas question d’aborder un bunad d’ailleurs que de chez soi ! Il y eut même un temps une police des bunad ! C’est dire combien les Norvégiens sont fiers de leurs racines et traditions. Avec l’augmentation du niveau de vie, on voit depuis quelques années une multiplication des costumes nationaux qui rivalisent en broderies et bijoux d’argent traditionnels. Il faut dire que c’est un investissement, le coût moyen d’un habit traditionnel étant d’environ 3.000 euros ! Toutefois, il se transmet en héritage et dure toute la vie (si on ne grossit pas trop !) et il est d’usage de le porter pour d’autres cérémonies (mariages, baptêmes, confirmations, Noël, etc.)
L’hymne national  
Ja, vi elsker dette landet  (trad. «  oui, nous aimons ce pays  ») que l’on entend bien sûr, partout le 17 mai, est pacifiste. On y chante l’amour du pays natal, la beauté de ses vallées profondes, la rudesse de son climat et le courage des générations qui ont précédé.

On ne saurait évoquer la fête nationale sans faire mention (à part à Oslo où ils ont été interdits car trop bruyants) des
russ, défilés en bus aménagés et dotés d’une sono assourdissante. Il s’agit des lycéens de terminale qui fêtent la fin de leurs études secondaires, une fête qui dure 3 semaines, souvent fort arrosée et théâtre de nombreux excès juste avant… les examens  ! Ceci bien sûr, au grand effarement des profs de lycée (dont je faisais partie jusqu’il y a 2 ans). Mais, l’éducation des enfants en Scandinavie est un autre chapitre….

Les Norvégiens exilés ou en déplacement à l‘étranger fêtent le 17 mai dans leur ambassade ou leur consulat ou bien chez eux, avec quelques amis. Holger, mon mari Norvégien et moi-même, serons à Padern le 17 mai cette année. Alors, pourquoi pas ne pas passer chez nous pour un verre de l’amitié  ?

Pierrette Koefoed



Les fêtes Napoléon III à Vichy


Août 1960, sur la Placette, face au café tenu à l'époque par Germaine, un petit garçon accompagne sa mémé Augustine qui rend visite à Adrienne, son amie.

Entre les exclamations en langue d'Oc et les mots français, il tente de suivre la discussion des deux grand-mères nées à la fin du XIXe siècle, à la Belle Epoque. Et Adrienne se met à raconter, avec des airs mystérieux, comment elle est allée «  prendre les eaux  » à Vichy. Elle décrit la foule des curistes, les belles tenues des messieurs et des dames, les calèches et les kiosques à musique dans les parcs ombragés. Le petit garçon écoute sagement sans se douter que Vichy va tenir une place prépondérante dans sa vie, lui qui ne connait encore que son Cantal natal et Padern, le pays des vacances et de sa grand-mère.

1980, le petit garçon a grandi, il est devenu musicien et les hasards de la vie le conduisent à prendre la direction de l'école de musique de Saint-Yorre dans le bassin thermal. Bien vite Vichy passe de l'abstrait au concret et au travers de la musique c'est l'histoire de cette ville qui va lui apparaître.

Lorsqu'on dit Vichy, on pense à l'eau minérale pétillante, aux pastilles, aux produits de beauté mais aussi aux heures sombres de notre histoire. Rarement on pense au fondateur de la ville  : Louis Napoléon Bonaparte, plus connu sous le nom de Napoléon III. Celui-ci souffre de problèmes de santé et ses médecins lui prescrivent un traitement basé sur les eaux minérales découvertes et exploitées par le pharmacien de Saint-Yorre, Nicolas Larbaud.

Le problème c'est qu'a l'endroit où se trouvent les sources il n'y a que quelques maisons cernées par des marécages au bord de la rivière Allier. Qu'à cela ne tienne, puisque l'Empereur et l'Impératrice Eugénie veulent suivre leurs cures on construira une ville. C'est ainsi que Vichy est devenue celle que l'on connait, une cité qui connaitra son apogée dans les années 1930 avant de sombrer pendant la deuxième guerre mondiale.

Cette période peu glorieuse n'est évidement pas celle qui est mise en avant dans l'image du Vichy du XXIe siècle, ville sportive et résidentielle. Mais il y a peu, des passionnés d'histoire ont eu l'idée de faire revivre, le temps d'un week-end, les heures fastes du Second Empire, l'époque où la cour impériale se déplaçait avec le gouvernement à Vichy, où l'essentiel de la vie culturelle de la capitale suivait l'Empereur pour s'installer en Bourbonnais.


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Les fêtes Napoléon III (cette année du 27 au 30 avril 2017) font revivre une époque disparue. Une foule nombreuse assiste à la transformation de la ville, les calèches et les cochers en livrée remplacent les voitures, les grognards installent leur campement dans les parcs, les dames, les messieurs et les enfants s'habillent de costumes rutilants, les ombrelles remplacent les casquettes de rapeurs, les ouvriers et les paysans retrouvent leur tenue faite d'une «  biaude  » (sorte de tablier), de pantalons en toile épaisse et d'un béret-casquette, les dames chaussées de sabots portent le chapeau «  aux deux bonjours  » typique de la région, les flonflons redonnent vie aux kiosques à musique, des repas aux menus d'un autre temps sont organisés dans les grands hôtels avec force laquais et tenues de rigueur.

Il y a aussi la musique, omniprésente dans les fêtes Napoléon III.
- en ouverture, un concert en l'église Saint Louis, celle que Napoléon a fait construire sur ses deniers personnels  ; un concert avec chœurs et orchestre symphonique en présence du sosie de l'Empereur, de l'Impératrice et du petit prince Louis, en grande tenue, Te Deum de Bizet et Gallia, musique de Gounod qui peut nous sembler aujourd'hui un peu lourde mais qui plaisait beaucoup à l'époque.
- des ambiances musicales dans les parcs, pendant les repas



- les musiques militaires qui défilent dans les rues



- et en clôture, le Bal de l'Empereur dans les salons du Grand Casino*. Les musiciens en queue de pie et lavallière, les musiciennes en robes à crinoline, les danseurs, adultes et enfants, en tenue d'époque (vêtements, coiffures, rouflaquettes), militaires aux uniformes rutilants, tous réunis pour célébrer les valses, polkas, mazurkas, scottishs et quadrilles sous la direction d'un maître de ballet. Une chose que l'on croyait réservée à la cour de Vienne et que notre art national du french bashing  ** nous a fait oublier. Oublié aussi, le compositeur officiel de la cour, l'alsacien Emile Waldteufel, lui qui n'a absolument rien à envier aux Strauss, lui qui pourtant a toujours l'une de ses 726 œuvres au programme du concert du Nouvel An du Philharmonique de Vienne, une référence s'il en est.




C'est là que l'on retrouve le petit garçon du début de notre histoire, il est derrière son basson, dans l'orchestre symphonique, pendant 3 heures il va souffler dans son instrument, le nez dans ses partitions, en ne pouvant regarder que fugitivement le ballet des danseurs et des costumes. Et lui seul pourra deviner dans les effluves du "Beau Danube Bleu" qui clôture le Bal de l'Empereur, l'ombre d'Adrienne, jeune fille de Padern, tourbillonnant sur la "
valse des Patineurs", "Pomone", ou sur "l'Estudiantina"…

* cette année le bal de l'empereur est remplacé par un grand bal costumé multi-époques, inspiré des bals de carnaval qui avaient lieu à l'Opéra de Paris au XIXe siècle. De l'homme de Cro-Magnon à Dark Vador, en passant par Marie-Antoinette ou l'impératrice Eugénie, chacun peut participer dans le costume de son choix pour danser sur les plus grands airs du Second Empire ou sur les tubes du XXIe siècle (2 espaces, 2 ambiances).
** dénigrement systématique de ce qui est français.

La cabède occito-auvergnate


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Sports
Une première réussie


Pour sa première édition qui s’est tenue le 5 mars, la Transcorbières, course à VTT organisée par l’association « Les 3 vents », a largement atteint son objectif. Malgré un temps maussade et une publicité discrète, 172 participants n’ont pas craint de faire le déplacement depuis Grenoble, Toulouse, Tarbes, Albi, Carcassonne et d’autres coins de France, afin d’affronter les chemins accidentés qu'ont tracés Frédéric Ibanez et ses complices Philippe et Cédric.
A cette occasion, les anciens chemins des mines de Padern et Montgaillard, ont été réouverts. Ils permettront à tous les randonneurs de profiter d’une vue plongeante sur les gorges du Torgan.
Mention très bien aux nombreux bénévoles en appui de cette journée au cours de laquelle la restauration était assurée par la MJC de Cucugnan avec l’aide de Francine et Nanou. Leur action participe à la promotion de notre territoire et à la mise en valeur de son patrimoine tant naturel qu'humain, tout en aidant au développement des "sports nature".
En attendant la Transcorbières 2018, l’association "Les 3 Vents" vous donne rendez-vous les 20 et 21 mai prochains, à l’occasion de la 9ème édition des Trails Cathares.

Photographies Yvan ARNAUD


TransC. descente de St Roch
Transcorbières 1
TransCorbières VTT 2017  dans le Grau
TransCorbières VTT 2017 en tandem
Trails cathares

Les 20 et 21 mai prochains se déroulera la 9ème édition des Trails Cathares, évènement sportif devenu incontournable pour le canton en général et Padern en particulier. Pour sa réalisation, l’association « Les 3 vents », s’appuie sur l’aide de plus d’une centaine de bénévoles qui débroussaillent, cuisinent (Les Petites Toques), signalent, participent de près ou de loin à l’organisation de cette manifestation. En plus de Cucugnan qui accueille l’évènement, les communes traversées par ces courses, Padern, Rouffiac, Duilhac et Paziols ainsi que le Conseil général de l’Aude se mobilisent pour la réussite de ces journées sportives qui grossiront le secteur d’un bon millier de personnes.

Pour l’édition 2017, de nouveaux sentiers seront proposés aux semelles des intrépides coureurs du Challenge Cathare durant les deux jours de ce parcours de 95 km qui se court seul ou en couple homme-femme. Pour la première fois, une course solidaire de 10 km est organisée, la
Ronde d’Alycia dont une partie des bénéfices servira à l’achat d’une tablette numérique conçue spécialement pour le handicap dont souffre Alycia, fillette atteinte du syndrome de Rett.

Le
trail de Quéribus et ses 20 km, la Course des Seigneurs qui en compte 50, complèteront l’offre des ces épreuves très exigeantes mais qui laissent aux valeureux qui s’y accrochent, des souvenirs où se mêlent paysages sauvages et sensations de vrai bonheur reléguant sueur et poussière au rang d’anecdote. Et, comme la valeur n’attend pas le nombre des années, les enfants pourront s’exercer à courir comme des grands, en participant au «Trail Pitchou d’Oc » qui prendra son départ à Paziols.

Cette année encore l’association « les 3 Vents », attend des sportifs de toute l’Europe. Déjà 300 inscrits, soit 60 de plus que l’année dernière à la même époque. Il faut y voir la reconnaissance du savoir-faire de Béatrice Fabre, fondatrice de l’association « Les 3 vents », et créatrice de ces courses. Elle est en passe de gagner son pari : démontrer que les Hautes Corbières sont « la » destination des sports de pleine nature.

Vous aimez les défis ? Alors rejoignez les participants de cette grande fête.
Renseignements et inscriptions  
www.les3ventshautescorbieres.com  / 

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Patrimoine
le Torgan

Long de 19,1kms, le Torgan prend sa source au col des Lus, au-dessus de Massac qu’il traverse, avant d’arroser Dernacueillette. Il se grossit des ruisseaux de La Valette qui passe à Maisons et des Anglades sur sa rive droite, avant d’être alimenté sur sa rive gauche par quelques cours d’eaux descendues du Tauch. Le Torgan poursuit sa course dans les calcaires de Montgaillard en y creusant des gorges pittoresques. C’est à Padern qu’il perd son autonomie en se mêlant au Verdouble cet affluent de l’Agly qui prend naissance au Gourg de l’Antre, sur la commune de Soulatgé à 500m d’altitude. Selon Natura 2000, le Torgan dont l’état écologique est bon, est riche de la biodiversité de sa faune qui présente un grand intérêt; tels l’Ecrevisse à pattes blanches ou encore le barbeau méridional mais également des espèces de chauves-souris qui ont élu domicile à proximité. Sans parler des cabèdes, bien entendu  !
http://natura2000.ecologie.gouv.fr/sites/FR9101446.html



la carrière de grès du Gournet

La carrière de grès du Gournet est un site formé par une forte masse rocheuse recelant des vestiges d’extraction ancienne de pierres et de meules. Ces roches gréseuses furent choisies pour la porosité qui les rend facile à tailler.
Situées à mi pente du sommet des
Escampillasses, leur accès est assez difficile et le passage du Verdouble a sans doute dû demander beaucoup d’efforts et de manutention pour acheminer les moellons nécessaires aux emplois spécifiques dans la réalisation de l’église de Saint-Martin de Molhet (l’église est citée dans les textes dès le XIIe siècle en 1119). On constate aujourd’hui sur site, la présence de nombreuses meules cassées ou fendues laissées sur place, de diamètre d’environ 80 cm et souvent d’une seule pièce. Celles-ci semblent remonter à la période médiévale. Dans le descriptif des biens acquis par le Seigneur de Vic à Padern en 1579, cette meulière n’est pas mentionnée, preuve sans doute que cette dernière ne devait donc plus être en activité à la Renaissance.
Aujourd’hui, avec le développement de l’agriculture biologique, des meulières sont remises en service pour satisfaire les demandes des moulins en restauration.
A quand une réouverture de la carrière de meules de Padern  ? En attendant, nous vous proposons une visite du lieu cet été. Reste une date à trouver…

La Cabède voyageuse


meules 3
meules1


BIBLIOGRAPHIE  : La pierre, le métal, l’eau et le bois (SESA 2007).


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Quésako ?

couteau à greffer

Dans le numéro précédent, nous vous avons présenté un objet mystérieux. Il s’agissait d’un couteau à greffer ou greffoir. Utilisé pour greffer la vigne ou les arbres fruitiers.
A noter que dans le calendrier républicain, le greffoir était le nom du 10e jour du mois de germinal, c’est-à-dire, la période située approximativement entre le 20 mars et le 20 avril.


Nous laissons à votre perspicacité, un nouveau quésaco. Soyez nombreux à nous proposer votre réponse !

quesako 2

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Dans la cuisine de ma grand-mère

recettes SP
recettes SP blanquette de veau

Contact: gazettedepadern@gmail.com