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Version numérique de La Gazette de Padern
HIVER 2016-2017

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  • Editorial
  • Quoi de neuf la Mairie
  • Vie pratique: tabac, éviter les morsures de chats et de chiens
  • Carnet, ils ont choisi Padern
  • Talents/passions: Marc Aubard
  • Le saviez-vous ?
  • Les boulangeries de Padern
  • Patrimoine: les pierres de la fertilité
  • Balade sportive de printemps
  • Vie des associations
  • Wanted: ces padernais d'ailleurs
  • Quésako

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Editorial


Bonne année  !
Formule magique ou simple formule de politesse, chacun est libre d’interpréter à sa guise, ce que nous aimerions être une injonction. Le mois de janvier qui fixe le commencement de l’année tire son nom de Janus, dieu romain à deux visages, dont l’un regarde vers l’arrière, l’autre vers l’avant. Il est le dieu des commencements et des fins, des choix et des portes. Ainsi les premiers jours de l’année sont presque toujours l’occasion d’établir le bilan des mois passés et d’envisager de nouveaux projets, de prendre en toute bonne foi, de bonnes résolutions que l’on tiendra… ou pas. Envie de laisser loin derrière, tout ce qui nous a gêné, fâché; envisager que tout est possible, espérer que le meilleur est à venir et souhaiter qu’il en soit de même pour ceux qui nous sont chers ou que nous côtoyons: tel est le sens de ces rituels sympathiques qui accompagnent les premiers jours de l’année et qui nous donnent l’occasion de nombreuses embrassades et de faire teinter nos verres.
Que faut-il attendre de 2017? L’actualité politique sera chargée et nous conduira pas moins de quatre fois aux urnes. On imagine des échanges musclés entre les différents candidats, des médias plus excités que jamais, des instituts de sondages surchargés. Sûrement rien de raffiné ni de bien tendre. Alors, lorsque vous serez lassés de tout ce battage, laissez-vous séduire par la finesse, l’humour et la tendresse de Bourvil, dont nous fêterons le centenaire de la naissance. On se plaît à imaginer que c’est dans le Torgan que son pêcheur au bord de l’eau aurait plongé sa canne à pêche, à la recherche de quelques cabèdes bien grasses et que, peut-être après avoir beaucoup trinqué à la santé de tous les Padernais, il aurait bu un peu de cette eau ferrugineuse, tout droit descendue du Tauch.
Bona annada!

La cabède bavarde




Proverbe  : Brouillard en janvier, année ensoleillée




Quoi de neuf à la Mairie ?


Débroussailler  : tous concernés.
Plus qu’une nécessité (cf. les incendies de la fin de l’été), le débroussaillement est une obligation, que votre terrain se trouve en zone urbaine ou non, bâti ou pas. En cas de non respect de la réglementation, le contrevenant est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1500€. Par ailleurs, maire et préfet, peuvent mettre en demeure les propriétaires d’exécuter cette obligation, à laquelle pourra s’ajouter une amende de 30€/m2 de la surface soumise à nettoyage.
Les belles journées d’hiver pourront être l’occasion de vous y mettre. Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès de votre mairie ou de la préfecture et sur

http://www.aude.gouv.fr/debroussaillement-r1323.html


Bilan de l’action municipale
Au cours d’une après midi sympathique, entre dégustation de galettes des rois, poussées par quelques coupes de vin pétillant, notre maire, entouré de ses adjoints et des membres du conseil municipal a présenté ses vœux à la population réunie en grand nombre. Jean-Michel Ibanez en a profité pour faire le point sur les actions menées par l’équipe municipale durant l’année écoulée et sur les différents projets pour celle qui commence. Plusieurs personnalités ont fait l’honneur de leur présence, dont Messieurs José Puig, président de la nouvelle communauté des communes Salanque-Méditerranée, Michel Maffre, maire de Pia, Alexis Armengaud, maire de Fitou, André Vidal maire de Paziols et Stéphane Gachon, directeur des services techniques de cette nouvelle instance.
Ce qu’il faut en retenir :
Suite aux intempéries de 2014, des travaux de voiries ont été effectués (Marsa, la Devèse,etc) et se poursuivront tout au long de l’année;
Rénovation du passage à gué sur le Torgan ;
Aménagement d’un local pour le comité des fêtes ;
Au cimetière, abattage de certains cyprès dangereux pour les tombes ;
Rénovation de la façade de l’église et de la rue Ste Cécile ;
Diagnostic et agenda de l’accessibilité des bâtiments publics, aux personnes à mobilité réduite ;
Diagnostic de l’éclairage public en vue d’une meilleure performance et un coût moins élevé ;
Tranche 1 de l’aménagement «  cœur de village  » : démolition de l’ancienne supérette et de l’ancien presbytère. Monsieur le maire a présenté, diapos à l’appui, le futur bâtiment, tel que validé par le conseil municipal ;
Et enfin, amélioration du réseau vétuste d’eau potable qui a permis d’avoir un rendement de 80%  ! A titre de comparaison, en 2015, ce rendement ne s’élevait qu’à 36%. La traque permanente à la fuite, la surveillance quotidienne du réseau et la réactivité des services municipaux à la moindre défaillance, ont permis d’obtenir ce résultat qui classe Padern parmi les meilleurs élèves du département. Bien entendu, cet effort, sera poursuivi en 2017.

voeux du maire
un public attentif


Vie pratique

C’est généralement dans les premiers jours de janvier que l’on prend de bonnes résolutions, même s’il s’avère qu’elles se transforment quelquefois en simple intention. Si vous êtes accros à la cigarette façon Lucky Luke et que finalement vous en avez assez de voir s’envoler en fumée, une partie non négligeable de vos euros, alors il est temps d'arrêter et de vous renseigner sur les différentes méthodes. Tabac Info Service pourra vous y aider si vous décidez d’appeler le 3989  grâce à ses tabacologues disponibles du lundi au samedi de 8h à 20H. Ce service placé sous l’égide de l’INPES et du ministère de la santé vous oriente et vous informe gratuitement et peut aussi vous proposer un service de coaching. Et pour les accros au smartphone, il dispose également d’une appli. Alors bonne chance pour votre nouveau défi.
http://www.tabac-info-service.fr



Comment éviter les morsures de chiens et de chats

Chaque année on recense plusieurs centaines de milliers de morsures. Le chien est en cause trois fois sur quatre, le chat une fois sur dix.

Bien souvent, les victimes sont mordues par un animal qu’elles connaissent. Parmi elles, les enfants, quand ils sont seuls ou sans adultes pour les surveiller.  Un chien ou un chat qui a peur, à qui on fait mal ou que l’on dérange sur son territoire, peut mordre. Il ne faut donc jamais laisser un enfant sans surveillance avec un animal, même si celui-ci est familier. Un enfant ne connaît pas les gestes à éviter avec un chien ou un chat et ne sait pas reconnaître les éventuels signes d’agressivité.

Un comportement adapté est donc requis pour prévenir les morsures et on évitera de:

    Si malgré ces précautions, il y avait morsure, il convient en fonction de la gravité de celle-ci de consulter un médecin ou le service des urgences. Par ailleurs, plusieurs options sont possibles envers l’animal mordeur selon que :
      www.ameli-sante.fr pour en savoir plus.


      Ils ont choisi Padern
      Amoureux de Padern qu’il a découvert avec ses parents,Vincent Ferhani et sa compagne Laureline, français de Londres, ont récemment choisi notre village comme résidence de vacances. Un jeune couple parmi nous, voici une bonne nouvelle.

      Elle nous a quittés
      Le 26 décembre 2016 ont eu lieu les obsèques de Jocelyne Gaffard, cette port-vendraise discrète et souriante qui avait choisi La Clotte, pour résidence secondaire. Nous assurons sa famille de toute notre sympathie.

      Talents/Passions: Marc Aubard, la rock'roll attitude
      Gazette : Marc Aubard et la musique, comment a commencé cette histoire: est-ce la musique qui est venue à toi ou toi qui es allé à elle ?
      Marc Aubard : mes parents étaient tous deux mélomanes dans des styles différents, classique d'un coté et Brel/brassens/Ferré de l’autre. C’était dans les années 60, avec la radio allumée et sans télé, à l’époque. Je baignais donc dans une atmosphère musicale. L’heure de la révolte sonne a 14 ans avec le rock anglais et les posters au mur et comme suite logique, l’envie de jouer dans un groupe, comme les grands.
      Gazette : As-tu appris la musique de manière académique ou «  sur le tas  » ?
      MA : je n’ai pas appris le solfège et je joue tout à l’oreille. En revanche, j’ai suivi quelques cours au départ, notamment pour savoir dans quel sens tenir l’ instrument…
      Gazette : que t’apporte la musique en général et ta pratique en particulier ?
      MA : le plaisir bien sûr mais par nature, sa description échappe aux mots donc…
      Gazette : quel est ton instrument de prédilection et pourquoi ?
      MA : j ai commencé par le saxophone parce que les copains du groupe avaient besoin d’un saxophone. Après, le bassiste est parti, j ai pris le poste. Ma vocation, c'était de jouer dans un groupe mais pas spécialement d’un instrument en particulier. Et puis, la basse, c’est pratique. C’est méconnu, personne ne veut en jouer, il y a beaucoup moins de concurrence sur le marché.
      Gazette : est-ce que tu joues d’autres instruments ?
      MA : un peu de guitare… mal.
      Gazette : quels genres musicaux aimes-tu ?
      MA : ouverture a 180°, pas de limites. Je pense qu’il n’y a même plus de genre. Des fois dans un même morceau, on peut avoir des influences classique et rap, alors…
      Gazette : as-tu déjà envisagé ou rêvé de devenir musicien professionnel ?
      MA : oui, mais j'ai du mal à me limiter à une seule activité. Et puis, j’aurais eu du mal à en supporter les contraintes, notamment pour en vivre financièrement.

      Ghost Office


      Gazette : Marc, bassiste des Ghost office, depuis quand as-tu intégré ce groupe ?
      MA : pour être exact, je joue dans deux groupes : Ghost office dans lequel j’ai démarré il y a six ans avec une pause de deux ans . Je l’ai réintégré fin 2015.



      Courant 2015, j’ai rejoint les
      Punckadelics.

      Punkadélics


      Gazette : quel type de musique interprétez-vous ? S’agit-il de reprises, ou de créations ?
      MA : avec Ghost office, les deux ; reprises et compositions du chanteur Ben Gross, que certains connaissent par ici. Blues, rock, folk avec des accents afro/cubano/argentins par moments en sont la marque. Punckadelics  fait des reprises de Brel aux Clash, en mode punk, c’est-à-dire vite et fort.
      Gazette : vous produisez-vous régulièrement ou seulement l’été ?
      MA : Dès que possible. Il y a pas mal de démarches en cours pour cette année.
      Gazette : à titre personnel, quel est ton souhait musical pour 2017 ?
      MA : jouer le plus possible. Petits lieux ou plus grandes installations, le plaisir est toujours là.
      Gazette : avis aux entrepreneurs de spectacles…



      Le saviez-vous ?
      Le pain aliment sacré s’il en est, a laissé dans notre vocabulaire un nombre important de dictons et locutions. Pour n’en citer que quelques-uns  : «  pour une bouchée de pain  », «  ça se vend comme des petits pains  », «  long comme un jour sans pain  », «  enlever le pain de la bouche de quelqu’un  », «  ne pas manger de ce pain là  »,  «  gagner son pain à la sueur de son front  », etc.
      Le mot compagnon et son dérivé copain, trouvent eux aussi leur origine dans le mot pain, panis en latin et cum, avec. Le compagnon est donc la personne avec qui on partage son pain.


      Les boulangeries de Padern

      Padern a autrefois été un village animé où vivait une population au moins quatre fois plus importante qu’aujourd’hui. Les travailleurs de la mine ou de la vigne, avaient alors le choix de s’approvisionner auprès de différents commerces bien achalandés, dont nous essaierons de vous retracer l’histoire, au fil des prochaines gazettes via les témoignages des personnes qui s’en souviennent encore. Vite, à vos souvenirs, on compte sur vous!
      A tout seigneur, tout honneur, commençons par la boulangerie, lieu de vie incontournable.
      On ne peut parler du pain sans évoquer certaines périodes de son histoire qui en ont fait un aliment d’exception. C’est ainsi que les premiers pains remontent aux Egyptiens, comme il est attesté sur nombre de sarcophages. Il est tout à la fois rassasiant et sacré, puisqu’il accompagne les morts dans l’au-delà. Le christianisme, à son tour, en fera un élément de référence (tout comme d’autres religions). La formulation «  Donnez nous aujourd’hui notre pain quotidien  » (et ses variantes), sera ressentie comme une demande vitale, jusqu’à être exacerbée à la veille de la prise de la Bastille, par une population qui n’avait plus ni pain, ni farine pour en fabriquer. Dans un tel contexte, celui qui pétrit et cuit cet aliment de première nécessité, autant que symbolique, devient un personnage d’importance au sein d’une communauté. Lui-même se sent investi d’une mission et met un point d’honneur à réaliser sa fournée en dépit des circonstances. Tel fut le cas pendant les terribles inondations de 1940, où le boulanger, de l’eau jusqu’à la taille, s’efforça de cuire son pain, afin de ne pas priver les villageois déjà bien en peine, du seul aliment indispensable. Tout un symbole. On imagine alors, quel désespoir devait être celui du boulanger interprété par Raimu, dans l’inoubliable film de Marcel Pagnol "La femme du boulanger", pour qu’il en arrive à ne plus vouloir pétrir.



      A quand remonte la possibilité de cuire du pain à Padern? Voilà qui est bien difficile à savoir mais il est permis de penser qu’ici, les coutumes étaient similaires à celles des villages avoisinants. En effet, dans la France du Moyen-Age, il était d’usage que le seigneur du lieu mette à disposition des villageois, un four, moyennant une redevance et l’obligation de ne pas en utiliser un autre. Tout comme le moulin ou le pressoir, ces installations seigneuriales étaient dénommées des banalités. Après l’Ancien Régime et l’Abolition des Privilèges, les fours se multiplieront dans les villages.
      Nous manquons d’éléments concernant l’activité de boulangerie à Padern avant la Grande Guerre. En revanche, dans les années trente, deux familles de boulangers se font concurrence à Padern, les Echenne et les Raynaud. Le four des Raynaud dont il ne reste aucune trace, se trouve dans la maison qui domine la Promenade aujourd’hui. Il est tenu par Joseph puis plus tard par son fils Julien. Celui des Echenne est situé près de la place de la Révolution, dans le renfoncement d’une ruelle. Casimir est le premier de la dynastie à s’y installer après la guerre de 1914. Lui succèderont son fils Alcide puis son petit-fils André. Ce dernier conjuguait d’ailleurs avec talent, boulangerie, théâtre et musique (cf précédentes gazettes). Avec plus de quatre cents habitants au village, une consommation de pain d’environ 120kg par an et par personne, c’est-à-dire trois fois supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui, les deux boulangers ont du pain sur la planche. D’autant qu’il faut aussi assurer la tournée des villages extérieurs comme Montgaillard, Dernacueillette, Massac, Quintillan et Palairac. Le pain est élaboré avec une farine blanche, simple mais de bonne qualité. Il est longuement pétri à la main et cuit au feu de bois, de sarments surtout, qui lui donnent une saveur toute particulière. Il est généralement rond ou long et gros avec beaucoup d’une mie pleine de trous, de celle qui laisse passer la confiture comme le mimaient en chantant, Les Frères Jacques (La confiture 1973).


      Pas de pains fantaisie ou de brioches, hormis quelques fougasses aux grattons/frittons, les jours de fête ou lors de la confection des cochonnailles. On fabrique uniquement le pain des travailleurs, celui que l’on gagne à la sueur de son front. C’est celui au dos duquel on trace une croix avant de le trancher, celui dont on ne perd pas une miette, d’autant qu’il se conserve plusieurs jours. Il arrive parfois, qu’une ménagère confie son plat à la chaleur du pétrin. En remerciement, le boulanger est récompensé d’une petite portion du plat. Le pain est vendu au poids et généralement, les clients paient comptant. Toutefois, l’usage du crédit n’est pas rare. Pour ce faire on utilise des planchettes de bois coupées en deux dans le sens de la longueur las talhas, dont le boulanger et son client possèdent chacun une moitié. A chaque nouveau pain remis, une encoche est tracée sur les planchettes. Lorsque la personne servant le pain, bien souvent la boulangère, estime qu’il y a suffisamment d’encoches, ou généralement à la fin du mois, on fait les comptes.
      Puis, vient la guerre de 1939 et les difficultés d’approvisionnement en farine. Le troc est courant et on échange le blé que certains se remettent à cultiver contre quelques miches. Pour pallier ces carences, le boulanger utilise parfois de la farine de maïs mais son goût est loin d’être savoureux.
      Après son évasion d’Allemagne où il est fait prisonnier, Julien Raynaud, décide de se consacrer à la vigne plutôt qu’au pétrin. Ne demeure plus alors que la boulangerie Echenne. Elle sera reprise dans les années soixante dix par Julien Ferrer puis à son tour par un autre Feré, avant sa fermeture définitive. Le pain un temps vendu par l’épicière Marinette, sera désormais apporté à la supérette par Marcel Cazes, boulanger à Tuchan.
      Désormais, c’est Nanou qui livre avec sa camionnette deux fois par semaine, le pain d’un boulanger de St Paul. Pour ceux qui le souhaitent et peuvent se déplacer, la boulangerie de Roland à Cucugnan et celle de Sébastien à Tuchan complètent l’offre et régalent nos papilles de multiples saveurs.

      La cabède bavarde

      Durant sa captivité outre Rhin, Julien Raynaud, a noté sur un petit agenda à la couverture noire, quelques recettes, échangées avec d’autres boulangers. En voici quelques-unes que sa fille Nicole, nous a aimablement confiées et que les cordons-bleus pourront essayer.

      Recette 1
      Recette 2
      Recette 3


      Patrimoine: les pierres de la fertilité
      « Soyez féconds, multipliez-vous, Emplissez la terre et soumettez-la…» (Génèse, 1, 27)

      Les rivières font souvent l’objet de légendes et de sortilèges et cachent dans leurs tourbillons fées et sorcières. Or, il semblerait que même à Padern,
      les mitounes* du Torgan et du Verdouble, ne soient pas en reste.
      Voici donc qu’il y a peu, au carrefour que forment le chemin qui suit la rivière vers le grau et celui qui mène au cimetière, sont apparues, on ne sait comment, deux grosses pierres plates et rondes,
      pierres de la fertilité, comme il est indiqué sur une pancarte. Il est admis que, déçus de n’avoir pas eu le succès qu’on leur promettait à Bugarach, lors de la fin du monde attendue en décembre 2012, les extra-terrestres ont définitivement quitté les Hautes-Corbières. Ils n’ont donc pas apporté ces monuments. On pense à Obélix, bien sûr; grand amateur de viande de sanglier, il pourrait fort bien avoir planté là ces deux mégalithes lors d’un périple en Occitanie. D’autant que chez les Celtes, les lieux de culte aux dieux et déesses de la fertilité, sont situés à proximité des points d’eau, considérés comme source de vie. Peu importe au fond, d’autant qu’il n’est pas toujours bon de vouloir percer tous les mystères, aussi nous ne convierons pas Hercule Poirot à venir poser son auguste arrière-train sur ces deux bancs, si curieusement plantés là, pour le bien-être des promeneurs et bien entendu, des couples en désir d’enfant. Car, il est a remarquer que depuis leur implantation, deux naissances ont eu lieu à Padern, ce qui n’était pas arrivé depuis bien longtemps et une troisième est attendue. Voilà qui mérite réflexion et attention. Traditionnellement, c’est à Sainte d’Anne d’Auray, en Bretagne, que se rendent en pèlerinage depuis le 17e siècle, les couples infertiles. La paroisse Sainte Colette de Paris, est également très fréquentée, autant que d’autres sanctuaires, en Provence, en Touraine et bien entendu à Lourdes. Mais, s’il s’avère que grâce aux mitounes ou peut-être à St Roch (?), une pause près de la rivière favorise les naissances, alors Padern a sa vocation toute trouvée de lieu de pèlerinage. Dès lors, on rêve aux pèlerins arrivant, qui par le GR, qui par autocars, pour prendre place dans de longues files d’attente, avant de pouvoir enfin poser le postérieur sur les pierres miraculeuses. Assurément, la fortune de Padern, est faite ! Vite, vite, il faut ouvrir un point de ravitaillement, construire un hôtel et même un casino !

      La cabède bavarde


      *désigne les fées ou sorcières du Languedoc.



      pierres fertilité


      Balade sportive de printemps
      Le 5 mars 2017, on enfourche son VTT pour la première Transcorbières, rando sportive à VTT.
      5 distances allant de 17km à 66km, vous promettent un savoureux cocktail de sensations et de découvertes sur les sentiers des Hautes Corbières. Une excellente façon de se préparer au Trail Cathare du mois de mai.
      https://www.facebook.com/groups/312616929101583/
      http://www.openrunner.com/


      Vie des associations
      Le 15 décembre dernier l’association Padern Culture et Patrimoine, a réuni ses fidèles Amis du Jeudi, autour d’un goûter de Noël. Après la diffusion d’un film, cet après-midi convivial s’est terminé par la remise de friandises, à chacun des participants.

      gouterPCP



      Wanted: ces padernais d'ailleurs
      Nombreux sont ceux d’entre vous qui lisent la gazette et qui vivent à quelques petites centaines ou des milliers de kilomètres de notre château. Coutumes et usages différents, manifestations typiques ou tout évènement propre à votre région ou à votre pays nous intéresse. Nous vous proposons de devenir le temps d’un numéro, notre reporter-envoyé spécial, afin de faire découvrir à nos lecteurs d’autres contrées. Une façon sympathique de voyager à travers vos impressions de Padernais d’ailleurs.
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      Quésako ?
      A la gazette, nous aimons bien les devinettes. Après les lettres à compléter et les personnages à reconnaitre sur photos jaunies, nous vous proposons de nouvelles énigmes : trouver le nom d’un objet du terroir. A vous de nous faire parvenir votre réponse et de nous suggérer d’autres «  quésaco  ».


      couteaux à greffer couleur



      La Gazette de Padern Ont participé à l’élaboration de cette gazette : Christian & Christine Echenne, dessins Anne-Marie Garau-Lavigne, maquette: Gérard Laporte, crédit photos: photos personnelles et libres de droits

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