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Version numérique de La Gazette de Padern
Eté 2017

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Editorial
Quoi de neuf à la Mairie
Dans la cuisine de ma grand-mère
Plantes de nos garrigues
Carnet
Passions: Estelle Ibanez
Les artisans d'autrefois: le maréchal-ferrant
Mes vacances à Padern
Agenda de l'été
vie pratique
Ils ont choisi Padern
Trail 2017
Quésako ?
Portrait d'ici: Aline et René Picard

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"Entre juillet et août, le boire est de bon goût"

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Edito

L’été n’est pas une saison comme les autres. C’est celle des excès, celle du «  trop  ». La météo  ? Elle ne convient jamais, soit qu’il fasse trop chaud, soit pas assez. Les touristes  ? Ils sont trop nombreux à envahir nos coins préférés. Les nuits ? Trop courtes, tout comme les vacances. Enfin, pour ceux qui ont la chance de pouvoir faire une pause. Parce que pour d’autres, l’été représente un excès de travail. Qu’ils soient agriculteurs, festivaliers, restaurateurs, hôteliers, secouristes ou pompiers, la saison la plus chaude de l’année n’est pas vraiment synonyme de farniente pour ces professionnels et pour bien d’autres. Période de la démesure, c’est aussi celle où l’on forge parfois ses plus beaux souvenirs qui seront comme autant de cadeaux, nécessaires à notre bonheur. Et si c’est à Padern que vous conduisent vos pas d’estivants, que ce soit au cours d’une grillade sur la promenade, lors d’une soirée contée ou bien encore d’une baignade dans le Verdouble, nous vous souhaitons de faire la plus belle des moissons d’évènements délicieux car, comme l’écrivait Victor Hugo : «  les souvenirs sont nos forces  ».

La Cabède bavarde

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Quoi de neuf à la Mairie ?

Une bonne nouvelle  : celle de l’obtention du permis de construire du bâtiment multifonctions, prévu à l’emplacement de l’ancienne supérette.
Côté communautés de communes  : les instances se mettent en place petit à petit.
Des travaux d’amélioration du réseau de distribution d’eau potable ont été effectués en haut du village pour permettre d’optimiser la pression nécessaire à l’utilisation des usagers.

chantier Colette
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Dans la cuisine de ma grand-mère
La neuvaine d'abricots d'Aline

Ingrédients : 35 abricots, soit 70 moitiés,900 g de sucre, ½ l d’eau. Avec le sucre et l’eau faire un sirop et laisser bouillir 10mn. Verser sur les abricots. Lorsque le sirop a refroidi, le récupérer en laissant les abricots de côté. Le faire bouillir à nouveau 10mn et répéter l’opération 9 fois. Les abricots pourront être ainsi mis en bocaux et servis seuls, en salade de fruits ou agrémentés d’une crème Chantilly ou pâtissière.


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Plantes de nos garrigues
La saponaire officinale

Son nom vient du latin sapo  qui signifie savon, on lui attribue d’autres appellations telles qu’  «  herbe à savon  », «  savonnière  »,  « savon de fossé  »…
C’est une plante herbacée vivace, originaire d’Asie qui pousse dans toute l’Europe, jusqu’à 1500m d’altitude. Autrefois cultivée dans les jardins méditerranéens. Sauvage, on la rencontre fréquemment en campagne le long des chemins, au bord des routes sur les talus, au bord des rivières dans des endroits chauds et humides.
C’est une plante à rhizomes rampants. Ses bouquets de tiges très droites varient entre 40 et 80 cm, ses feuilles ovales opposées, pointues, longues et fines, sont d’un vert tendre et ses fleurs roses ou blanches, délicatement parfumées, regroupées au bout de la tige,  sont facilement reconnaissables, leur corolle étant constituée de cinq pétales soudés dans un calice en long tube. La floraison dure de Juin à Octobre puis se dessèche. La saponaire contient en grande quantité une substance  :
la saponine qui mousse comme un savon  ; mais c’est surtout la racine broyée qui a longtemps été utilisée pour nettoyer le linge délicat. Petit test à faire  : prendre quelque feuilles et fleurs de saponaire les froisser et les frotter dans ses mains et ajouter un peu d’eau, on voit alors apparaître de la mousse.
C’est une plante utile pour les maladies de peau : les Romains en mettaient dans leur bain pour guérir les démangeaisons. Elle a longtemps été utilisée comme substitut du savon. Il paraitrait qu’elle rend les cheveux plus brillants et plus souples.
Mais ATTENTION cette plante n’est pas comestible  !


saponaire officinale

La cabède jardinière



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Carnet

Elle nous a quittés : Andrée Fabre est décédée le 25 avril. Née Picard, elle était âgée de 95 ans. Nous assurons de toute notre sympathie sa famille et particulièrement son fils Daniel ainsi que sa belle-fille Ghislaine.

Naissance : Lucie a choisi le 2 février, jour de la Chandeleur pour faire son entrée dans le monde et illuminer les journées de sa maman Elsa Comte et de son papa Thomas Avice, à qui nous adressons toutes nos félicitations. Quant à ce bout de chou, troisième nouvelle-née en huit mois à Padern, nous souhaitons une vie remplie de jolies couleurs et de crêpes délicieuses.


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Talents/passions
passion trail avec Estelle Ibanez


En mai dernier tu as participé aux Trails Cathares en bouclant un 95 kms et il ne se passe pas une quinzaine sans que tu prennes part à une course. A quand remonte ton goût pour ce sport  ?
2ans et demi ! Auparavant, mon seul rapport avec le sport, c’était pendant les cours du collège et du lycée. D’ailleurs, il m’a fallu pas mal d’années avant d’user les baskets que j’avais achetées pour l’occasion !
Mais alors, comment passe-t’on de la piste synthétique à la course nature et du statut de néophyte à celui de confirmé ?
Frédéric, mon mari, est fan de VTT et nous partons souvent en randonnée, à pied ou en vélo. C’est d’ailleurs en pratiquant dans le site de La Carança dont je suis tombée amoureuse, que l’envie de courir dans ce type de panorama m’est venu. A Padern, nous avons la chance d’avoir un cadre qui incite à sortir et j’ai commencé à m’élancer sur quelques petites portions de sentier.
Jusqu’à ne plus pouvoir t’en passer ?
C’est ça. En février 2015, j’ai rencontré l’organisatrice des courses en Fenouillèdes. Elle m’a proposé un petit plan d’entraînement et dès le mois de mai, j’ai couru les 14 kms de mon premier trail, La Maurynate. Mon objectif était de m’attaquer l’année suivante, au 21kms du trail de Quéribus. Autant courir chez soi !
Depuis, tu as multiplié les difficultés et les dénivelés en courant dans la neige ou la nuit. Est-ce qu’il s’agit de l’esprit de compétition  ou d’une ambition personnelle  ?
L’esprit de compétition  ? Certes, il existe à partir du moment où les courses sont chronométrées mais en ce qui me concerne, étant donné que je ne fais pas partie d’un club, mes résultats n’ont d’importance que dans la mesure où ils me prouvent que je peux y arriver. Pouvoir dépasser ses limites, c’est cela le vrai challenge.
Comment te prépares-tu ?
J’essaie de faire 3 ou 4 sorties par semaine en y incluant une rando à pied ou en VTT. Régulièrement, je vais aussi nager avec les palmes pour me muscler en douceur et travailler l’endurance. Il est important d’avoir cette alternance car le trail est très traumatisant pour les articulations. Surtout, je fais ce que j’ai envie de faire, bien loin du cadre d’un club que je trouve trop contraignant.
Qu’est-ce que le sport t’apporte ?
Du bien-être. Cela me détend par rapport à mon travail d’infirmière qui me confronte parfois à des situations difficiles. J’aime cette sensation de liberté car être dans la nature c’est magique. Sur les courses longues, comme par exemple le 95 kms du Challenge Cathare, j’ai trouvé une vraie solidarité entre les participants, et c’est ce que j’aime.
Est-ce que ta famille te soutient ?
Lorsque les courses m’éloignent de Padern, Fréd m’accompagne s’il en a la possibilité et en profite pour explorer les lieux à VTT. Mes enfants sont fiers de leur maman même s’ils pensent, quelquefois que je suis un peu toquée !
Maman de deux adolescents, épouse, fan de cuisine, infirmière, pompier volontaire au sein du GRIMP*, sportive, es-tu hyper active ou passionnée ?
Surtout pas hyper active  ! Simplement passionnée. A mon âge et en habitant Padern, il faut bien se trouver des occupations, sinon on risque de déprimer.
Quels sont tes prochains défis sportifs ?
En août, le Pyrénées Tour Trail à St Lary Soulan, une course en cinq étapes étalées sur quatre jours, avec des parcours différents. Puis en octobre, ce sera Le Grand Trail des Templiers (76 kms et 3550 m de dénivelé +) à Millau.
Rien que ça !
En 2018, mon rêve serait de participer à l’Ultra Trail Atlas Toubkal (105 kms et 6500m D+). Et puis, j’aimerais vraiment suivre un stage d’initiation à l’alpinisme et atteindre le sommet d’une montagne célèbre.

Toujours plus loin, toujours plus haut, peut-être pour se sentir plus proche des étoiles dont elle porte le nom. A Estelle, la bien-nommée, nous souhaitons que sa bonne étoile l’éclaire de nombreuses années et lui permettent d’atteindre ses rêves les plus fous.

*GRIMP  : groupes de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux

Estelle Ibanez

La cabède sportive

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Les artisans d'autrefois
le maréchal-ferrant

Outre les boulangers et les commerçants qui permettent aux villageois de se sustenter, le maréchal-ferrant occupe lui aussi, un rôle prépondérant dans le quotidien des habitants, leur rendant bien des services. Padern, n’y fait pas exception. En effet, à une époque où chaque famille possède un cheval de travail, le faure, comme on le nomme en patois, devient vite indispensable.
Bruit du marteau qui sonne sur l’enclume dans une musique plus assourdissante que vraiment mélodieuse, odeur typique de corne brûlée et fumée créent l’ambiance de la forge,
la farga. Pas seulement, car les jours de pluie, l’endroit devient lieu de discussions pour les hommes placés sous l’autorité du maître de céans vêtu de son tablier de cuir et que le brouhaha ne semble pas déranger dans son travail.

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A Padern, Alphonse Bringuier qui avait appris le métier à Tuchan, exerçait à la Placette. Par la suite, Théophyle Chavanette lui succède et installe son atelier en face de l’actuel préau. Très vite, il se taille une réputation tirée de son habileté autant que de son caractère bien trempé. Un visiteur le dérange, durant les petites réunions qui se tiennent dans sa forge  ? Il n’hésite pas à jeter son marteau en direction des pieds du fâcheux, pour lui signifier qu’il n’est pas le bienvenu ! Une façon de savoir s’imposer, en somme. Théophyle est cependant respecté de tous. De grand matin jusqu’à la nuit tombée, il met son ardeur et son savoir-faire au service de sa profession. Plein de rudesse envers les humains, il se laisse amadouer par les chevaux qu’il ferre et même qu’il soigne quelquefois, le vétérinaire n’intervenant que pour les cas jugés les plus graves. S’il ne moule pas lui-même ses fers, en revanche, Théophyle maîtrise suffisamment pinces et marteau pour fabriquer les outils sur mesure qu’on lui commande,
bigòs ou escaucél (sortes de houes) et bien d’autres instruments utiles à la viticulture. Pour le charron, il forge les parties métalliques et ferre les roues des charrettes.

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Ernest Abizanda prendra sa relève en 1946, à son retour de captivité. C’est auprès d’Antoine Ribes le maréchal-ferrant de Paziols, qu’il peaufine le métier appris tout d’abord à St Paul de Fenouillet dont il est natif. Il s’installe à l’emplacement de l’actuelle cave coopérative. Ce n’est que plus tard qu’il déménagera à quelques pas, dans la maison qu’occupe encore son fils Michel. Outre une bonne trentaine de chevaux à Padern, Ernest exporte sa pratique à Cucugnan, Duilhac, Rouffiac et jusqu’à Soulatgé, ces villages n’ayant pas la chance de compter un maître du fer. Tout comme son prédécesseur, il fait lui aussi quelquefois office de vétérinaire. Bleu de sulfate pour nettoyer les plaies, onguent pour assouplir les cornes, on n’hésite pas à déranger le maréchal-ferrant dès que le cheval clopine ou semble affaibli. La pose d’un fer est une affaire délicate qui nécessite également de la force. Une courroie est mise au genou du cheval et repasse sous le sabot. Il arrive souvent que l’animal se laisse aller de tout son poids, mieux vaut dans ce cas, savoir réceptionner ce pseudo-débordement d’affection. Afin d’éviter que les tavans (taons) ne viennent troubler le «  patient  » en équilibre sur trois pattes, un mousquaï, queue de cheval sur manche de bois, est agité durant l’opération.

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Lorsque l’homme moderne préfère le désherbant aux labours, «  al ferrer de Padern  », comme le nomme un fournisseur catalan, se reconvertit en ferronnier. Portails, balcons , remplacent alors fers et sabots dans l’atelier d’Ernest. A n’en pas douter, c’est au travers de cette nouvelle activité que son fils Michel trouvera sa vocation de ferronnier d’art-serrurier.

Le saviez-vous ?


Forgeron: du verbe forger venant du latin fabricare (façonner, fabriquer).

Ce nom commun est à l’origine de bien des noms de famille. Dans le sud de la France on trouvera des Faure, comme le désigne la langue d’Oc, ou bien des Fabre.

En pays d’Oïl, il prend la forme de
févre, donnant naissance au patronyme Lefevre et à ses multiples variantes à l’orthographe diverse. Fèvre, Lefébure, Faivret, Favreau, Faurou, Faurel, etc, font ainsi partie des noms les plus portés en France, à l’image d’autres régions ou pays d’Europe. Smith, Smet, Mac Gowen, Haur, Farré, Ferrer, Le Goff, le Govic, Gobian, Kovac, Kowalski, Fabri, Fabretto, Ferrero, Ferrari, Fieraru sont autant de formes ayant pour origine ce noble métier, ce qui en fait peut-être un des plus gros pourvoyeurs de patronymes.

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Mes vacances à Padern
par Nathalie Fontugne

NF

Durant mon enfance, toutes les vacances scolaires, j’allais à la campagne, dans la maison de ma grand-mère maternelle dans les Corbières. Un petit village au cœur des châteaux cathares. J’adorais partir en vacances chez «  mémé Louise  », je savais que j’allais y retrouver toute ma bande d’amis.
Ce que j’adore dans ce coin de mon enfance, c’est que mes grands-parents et ceux de mes amis jouaient déjà ensemble, que nos parents faisaient de même et le plus merveilleux c’est qu’aujourd’hui mes enfants y passent les mêmes vacances. Et, c’est de génération en génération que l’on fait tous, pratiquement les mêmes bêtises….Je me rappelle encore l’excitation du trajet et surtout dès qu’on arrivait sur le pont du Grau et que l’on voyait le château allumé, on pressentait déjà le début d’un bel été.
Le lendemain matin aux premières heures, on était prêts, à se balader de maison en maison pour voir qui était là. En quelques heures ruelles et placettes reprenaient vie, avec les cris de joie de se retrouver pour un été de plus. Un vrai groupe d’amis qui, tout âge confondu formait une belle équipe. Même si nos journées étaient pratiquement toujours les mêmes, je n’aurais jamais manqué mes vacances à Padern. Le matin après le bon chocolat chaud, je partais en direction de la Place, pour retrouver les autres afin d’aller à la conquête du village. Nous nous occupions à la construction de cabanes, à des jeux de ballons au terrain de basket, au toboggan, ou à des courses de vélos dans la descente de l’église, sans oublier les balades au château d’où l’on pouvait voir maisons, jardins et bien sûr nos grands-parents, sans être vus. Mais attention, il ne fallait jamais oublier l’heure du déjeuner à 12h pile, sinon on nous attendait sur le palier de la maison et gare aux retardataires  ! Après une sieste obligatoire, venait le goûter avec son odeur de pain chaud sur lequel on étalait du beurre et du chocolat en poudre. Parfois c’était du pain avec de la tomate et de l’huile d’olive. Que de délices  ! Je me rappelle tous ces après-midis à se baigner, soit à L’œil de mer, soit à La Clotte ou tout simplement, derrière notre maison, près de la promenade. Le soir avait son rituel  ; on se retrouvait tous devant le café de Jeanine pour notre glace quotidienne. Ensuite, le village était encore à nous avec ses rues dans lesquelles on jouait à cache-cache, ou des parties de lyonnaise et les différents lieux où l’on aimait se retrouver pour discuter. La fête du village avec «  les grands  » qui tenaient la buvette et vendaient des fougasses les après-midis ou encore les nuits au coin du feu à L’œil de mer, occupent une place de choix dans mes souvenirs.
Tant de moments de ces étés passés dans l’insouciance de l’enfance, reviennent à ma mémoire qu’il me faudrait plus que quelques lignes pour les évoquer tous. C’est pourquoi, si à votre tour, vous venez passer vos vacances à Padern, vous comprendrez que les vacances ne s’y racontent pas mais s’y vivent.


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L'agenda de votre été

19,20,21 juillet : soirées contes à la cave coopérative  : la fête des mots et les mots de la fête avec Hélène Bardot, Sébastien Le Corre, Henri Gougaud et Olivier de Robert qui nous ferons voyager, sourire et rire durant ces trois soirées du festival Contes en Corbières.

Lundi 24 juillet : à 19H apéro puis concert avec le groupe Tryoland

4 août : auto-grillade qui commencera par un apéritif à 19H et se poursuivra avec un programme rock animé par Christian Almerge chanteur de variétés occitan.

dimanche 6 août 2017 : vide-grenier de 8h à 15h, promenade des 2 rivières - restauration sur place. (Inscription des participants indispensable, 5€ les 3 mètres linéaires. Renseignements : Joëlle : 0468454421).
mardi 8 août 2017 : 21h - Conférence de Jack PERNOD, conservateur du Musée de Tautavel - thème "l'Occitanie des origines" Salle de réunion de la mairie à Padern - tarifs : 2€ adhérents association, 4€ non adhérents.
Conférence d'Olivier Bertrand : date communiquée ultérieurement

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Vie pratique
pour que l'été ne soit pas synonyme de dangers

Allumer le feu n’est pas le privilège de notre Johnny national  ; 95% des incendies ont une origine humaine et 1 incendie sur 2 est dû à l’imprudence. Autant dire qu’avant de poser les brochettes sur le barbecue, mieux vaut se renseigner auprès de la mairie ou de la préfecture du lieu de vos festivités. La réglementation vaut également pour les scouts dont les feux de camps sont à leurs soirées, ce que le nœud de leurs foulards est à leur uniforme. Et n’oubliez pas qu’en forêt, c’est toute l’année qu’il est interdit de faire du feu et de fumer. Si vous êtes témoin d’un départ de feu ou d’un incendie, donnez l’alerte en composant le 18 ou le 112  : Soyez rapide pour alerter et précis pour localiser le feu.  Ne raccrochez pas avant que l’opérateur vous le demande. Sur autoroute, utilisez les bornes oranges disponibles tous les 2 km.
Retrouvez plus d’infos sur www.prevention-incendie-foret.com/dossier/reglementation-barbecue.php 
Mer, montagne ou campagne, pour profiter à fond de vos vacances, anticipez vos activités en pleine nature  ! Consultez la météo locale; Utilisez des chaussures et du matériel adaptés à vos sorties. Prévenez votre entourage de votre itinéraire.Ne partez pas sans eau, et faites suivre votre téléphone portable. La Gazette vous souhaite de profiter à fond de vos vacances pour faire le plein de bons souvenirs.



Farem tot petar  !
Caves et greniers, ne recèlent pas que des trésors. Pétards agricoles, mèches lentes et détonateurs utilisés pour la destruction de souches, faisaient autrefois partie, de la panoplie des «  outils  » du viticulteur. Or, il est important de rappeler qu’ils sont extrêmement sensibles aux variations de la météo, chaleur et humidité les rendant très instables. Alors, si en préparant votre prochain vide-grenier vous constatez qu’il s’y trouve ce genre de kit pour apprenti sorcier, surtout n’y touchez pas ! Informez la mairie du lieu de votre découverte qui se chargera de contacter les services de déminage de la préfecture. Des démineurs professionnels interviendront alors gratuitement pour procéder à la destruction du matériel.


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Ils ont choisi Padern ?
Laureline et Vincent


photo Laureline Vincent


Laureline et Vincent forment un couple jeune et sympathique. Pour des raisons professionnelles ils vivent à Londres mais leur cœur est attaché à Padern.
C’est à l’âge où se forment les souvenirs que Vincent a découvert pour la première fois notre village durant les vacances d’été. Ses parents Parisiens, y lient amitié avec Geneviève et Julien les Toulousains et, ravis de leur séjour, y reviennent pendant plusieurs années. Vincent devient vite inséparable de Sébastien. Balades périlleuses à vélo, baignades et déshabillage de moteurs remplissent leurs journées. Le soir venu, le petit Vincent se rend sur la promenade pour un spectacle très prisé des méridionaux  : le jeu de boules. La longue ou jeu lyonnais plus précisément. Le gamin est fasciné par les joueurs qui avec le plus grand sérieux lancent les petites sphères de métal au plus près du cochonnet en pointant ou en tirant. André, lui parait un maître en la matière et en secret, l’apprenti bouliste rêve d’acquérir lui aussi, toute l’adresse nécessaire à ce jeu remontant au XVIIIème siècle. Etudes et vie professionnelle, éloigneront le titi parisien des Corbières durant quelques années.
Alors, quoi de plus normal lorsqu’il rencontre Laureline sa compagne, que de vouloir l’emmener sur les lieux qui ont marqué son enfance de tant de délices  ? Il ne doute pas un instant que cette native du Périgord sera séduite par les lieux. Et le charme opère. C’est donc tout naturellement qu’ils se décident à acquérir dans le haut du village, une maison dans laquelle Vincent revient régulièrement ajouter à ses souvenirs de gosse, ceux qu’il partage désormais avec Laureline.


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Les trails 2017



Et si finalement, les Trails Cathares n’étaient qu’une histoire de passions  ? Parce qu’au-delà du compte-rendu «  officiel  », façon L’Indépendant du 3.6.17 ou de la transcription de statistiques sur notre page Facebook du même jour, c’est bien la passion qui a fait vibrer notre territoire durant les journées du 20 et 21 mai dernier.

C’est bien grâce à sa passion pour le sport en général et pour les Hautes-Corbières en particulier, que Béatrice Fabre, qui orchestre ce festival sportif via son association «  Les 3 Vents  », trouve une énergie sans faille, pour fédérer avec diplomatie des acteurs différents, simples bénévoles, professionnels, institutionnels, communes ou chasseurs. Ainsi, réussie-t-elle à valoriser un territoire trop longtemps oublié et à faire de ces courses nature, un incontournable sur le plan sportif, comme le prouve la participation en constante hausse (+ 37% par rapport à celle de l’an passé) mais également touristique. Si, parmi les 935 participants se trouvent des locaux, beaucoup viennent d’ailleurs en France ou de l’étranger, n’hésitant pas à franchir les Pyrénées, la Manche ou à délaisser le Plat Pays afin de découvrir en famille, des paysages tourmentés et sauvages qui leur laissent un goût de «  revenez-y  ».

C’est aussi avec passion qu’hommes et femmes s’investissent, chacun à leur manière dans la préparation de ces journées afin d’en assurer le succès, jusqu’au fond des 1 100 assiettes servies durant le week-end.
Passion encore dans le combat que mène cette maman qui, avec énergie et sourire, collecte des fonds pour subvenir aux soins nécessités par la maladie de Rett dont souffre sa petite Alycia, à qui le parcours des 10kms était dédié.
Et il faut vraiment être passionné de course nature pour défier les dénivelés redoutables de ces parcours exigeants, en dépit de l’altitude modeste des massifs traversés. 20, 50, 95 kms, durant lesquels chevilles et genoux sont soumis à toutes les torsions. La beauté des paysages reste la première des récompenses pour ces sportifs souvent épuisés mais ravis. L’esprit bon enfant, signe distinctif des Trails Cathares, en est une autre.
Padern a également apporté sa contribution à la réussite de cet évènement, en support de la logistique ou en chaussant les baskets. L’équipe sportive comptant quelques passionnés, était composée d’Estelle Ibanez, de Christine et Robin Echenne, Philip Eyres, Nathan et Smaël Ollive, Jean-Claude et Patrick Sarret, renforcée par Fanny Van Lembergen, Cédric Delcroix et Jean-Michel Richard, venus spécialement de Bruxelles et Toulouse.

Que soient remerciés tous les participants qui ont contribué à faire de ces défis sportifs ou humains une belle fête ! Il leur reste 11 mois pour se préparer à célébrer les dix ans des Trails Cathares.

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Quésako ?
Solution du quésako de la Gazette de printemps

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Il s’agissait d’un seau à greffer dans lequel on mettait les greffons, les couteaux et dans l’encoche sur le côté, le rafia permettant d’attacher le greffon à la souche.


Quésako de l'été

A quoi cet objet peut-il servir ?


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Portrait d'ici
Aline et René Picard

«  Il n’y a rien de plus complet qu’un couple qui traverse le temps et qui accepte que la tendresse envahisse la passion  » (Marc Lévy).

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Il porte beau. Droit comme un i, mince, le regard bleu qui n’a rien perdu de sa jeunesse, René Picard, du haut de ses 94 ans trois quarts, affiche le sourire et la vitalité d’un jeune premier. Aussi à l’aise à pied que sur son vieux vélo, il aurait de quoi rendre fou un fabricant de cosmétiques tant il est difficile de détecter sur son visage, du temps l’irréparable outrage. On ne manque pas, lorsqu’on le croise sur le chemin qui mène à son jardin, d’envier au doyen du village, le secret d’une telle vigueur. Cependant, à y réfléchir, ce dynamisme et cette prestance, pourraient bien être attribués à au moins deux facteurs conjugués : vie saine et vie heureuse, auprès d’Aline, son épouse.

Evoquer René, c’est mettre Aline en scène. Bientôt 70 ans que ces deux là sont devenus inséparables ! Voilà qui fait de ces jeunes gens, le plus vieux couple du village et peut-être aussi du canton. René est l’héritier de toute une lignée de vignerons originaires du village. Cependant, les hasards de la vie le mèneront tout d’abord à Bages, chez les Catalans, où vivent ses parents puis en Allemagne, où il est affecté pour deux ans dans un chantier de jeunesse STO, situé dans l’ex-RDA (Chemnitz/Karlsmarx Stadt). De cette parenthèse forcée, il garde le souvenir du lien très fort qui liait entre eux, ceux que l’on a appelé les déportés du travail. En 1945, retour au pays qui l’a vu naître où, avec son frère Denis, il reprend la propriété familiale. Pendant ce temps, Aline de cinq ans sa cadette, aide ses parents aux travaux domestiques et viticoles, comme le font la plupart des filles du pays. Le samedi et le dimanche, la jeunesse qui a délaissé le piano mécanique, se retrouve autour d’un pick-up pour danser, ou bien aux bals lors des fêtes de village. Promenades, séances de cinéma multiplient les possibilités de rencontres et c’est ainsi qu’en janvier 1948, Aline la Cucugnanaise et René le Padernais, décident d’unir leurs destins pour le meilleur et pour le pire, scellés par la naissance sept ans plus tard, de leur fils Régis. Une vie simple, au grand air, passée à cultiver la vigne au rythme du cheval dont René est un fin connaisseur, mais aussi les légumes du potager, avec en guise d’élixir de jeunesse, l’eau des Eaux Chaudes. Voilà les ingrédients qui ont participé au maintien de leur bonne forme. Un tempérament optimiste aussi, car on n’atteint pas un âge aussi respectable sans devoir faire face à des aléas de santé. Mais comme le dit René, «  on n’abandonne jamais  ». Ne pas toujours s’écouter et prendre sur soi pour faire sa petite promenade chaque jour, en dépit de quelques raideurs dans les jambes, voire même pour René, continuer à courtiser sa bicyclette, sont pour eux, le gage d’un bon maintien. Et du maintien, ils en ont nos amoureux et pas seulement physique. Sans avoir rien perdu de ses réflexes, René accompagné d’Aline, conduit encore sa voiture jusqu’à Estagel, en pestant contre ces touristes qui confondent la droite avec le milieu de la chaussée.

Comme tous les Anciens d’ici, ils évoquent Padern avec une pointe de nostalgie, moins de leur jeunesse enfuie que de ce qui fut un village dynamique avec ses 400 habitants et ses commerces prospères. Regrets aussi d’une époque où les clés se cachaient sous le paillasson et où les échanges entre voisins emplissaient les soirées d’une convivialité, ruinée par l’arrivée de la télévision.

Au début de l’automne, Aline soufflera ses 90 bougies, précédant de quelques semaines les 95 ans de René. Dans un regard de tendresse qui en dit long sur leur complicité, elle forme le vœu, qu’ils puissent aussi dans quelques mois, savourer ensemble le gâteau de leurs noces de platine. C’est la prière que nous adresserons pour eux à St Roch le 16 août prochain, afin que nous puissions les féliciter et ajouter à la manière des Catalans :  
i per molt anys ! 

picard

La Cabède bavarde

Contact: gazettedepadern@gmail.com