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Version numérique de La Gazette de Padern
Printemps 2016

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  • Editorial: un an déjà
  • Quoi de neuf à la Mairie
  • Vie pratique: les frelons asiatiques et les tiques
  • Patrimoine: une figure emblématique
  • Le coin des Anciens: "tant qu'il y aura du linge à laver"
  • Portrait d'ici: Yseline Dupont
  • Dans la cuisine de ma grand-mère: la daube aux navets noirs d'Anne et Aline
  • Ils ont choisi Padern: Michèle et Richard
  • Les connaissez-vous ? Photo ancienne
  • Vous les avez reconnus
  • Ces padernais d'ailleurs: "Ici Londres les français parlent aux français"
  • Agenda
  • Le saviez-vous ?
  • Balade verticale: ascension de la face sud du Tauch sans oxygène

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Editorial: un an déjà

gateau

Le printemps est toujours une fête. Un anniversaire aussi car voici 1 an que notre petite gazette a fait son entrée dans le monde humble mais authentique des cabèdes.

Un an que nous vous racontons la vie d'ici, d'ailleurs aussi, d'autrefois et d'aujourd'hui. Alors pour ce premier anniversaire, nous vous disons merci. Merci à Jean Michel et à Frédérique qui mettent gracieusement à notre disposition sur le reliquat du forfait qui leur est alloué, l'imprimante de la mairie sans laquelle n'existerait pas de version papier. Merci à nos lecteurs pour leur bienveillance et leurs encouragements. Merci aux personnes qui nous ont apporté leurs connaissances en botanique ou en histoire locale. Merci également à toutes celles qui ont ouvert pour nous l'armoire aux souvenirs. Nous viendrons y piocher encore.

Vous permettre d'aller à la rencontre des habitants au travers de portraits, vous donner l'envie de découvrir nos balades mais surtout vous conduire à savourer, de Torgan en Verdouble, les trésors simples de notre patrimoine, matériel ou immatériel, voilà ce que nous aimerions vous offrir
per molts anys,* comme disent les Catalans, nos voisins.

La cabède bavarde

qui n'oublie pas non plus, de remercier Anne-Marie, Daniel, Gérard, Jacky, Olivier et Serge, courageux pionniers qui ont accepté avec enthousiasme, de la suivre dans ce périple épistolaire qui se voudrait au long cours.

* Littéralement : «  pour de nombreuses années ». Expression couramment utilisée à l'occasion d'un anniversaire ou plus généralement lorsque l'on trinque.


Quoi de neuf à la Mairie ?

Travaux :

- le nettoyage, en amont du pont submersible sur le Torgan est terminé et à l’occasion de son 64e anniversaire, ce pont a fait l’objet d’une rénovation.

pont 1
pont 2
pont 3
pont 6

- Le chemin des Devois est en cours de réfection avec pour objectif le curage des fossés et la suppression des nids de poules.

Bêêê :
suite à la signature d’une convention avec des bergers, quelques troupeaux viendront paître sur les terrains communaux des pentes du Tauch ou de Témézou. Désherbage écologique assuré ! Certains seront gardés par des patous. Soyez prudents si vous passez à proximité !

Pas si compliqué !

poubelle contenu

Pour rappel et pour le cas où vous seriez gagnés par la tornade blanche d’un grand nettoyage de printemps, n’oubliez pas que chaque container, comme il est indiqué dessus, a un usage et une couleur spécifiques : verre, cartons, emballages recyclables. Les grandes poubelles de couleur marron, sont réservées au dépôt exclusif des autres déchets en sacs poubelle et non en vrac. Les gros encombrants doivent être déposés dans la poubelle spécifique proche du lieu nommé « Christ », directement à la déchetterie de Tuchan ou enlevées à votre domicile, sur RV. A défaut, du respect de ces consignes, la valorisation des déchets n’est pas appliquée et la commune pénalisée.

Allez un petit effort !

Dans le cadre du grand nettoyage de printemps, nous rappelons l’obligation faite aux propriétaires de procéder au débroussaillage des zones situées autour des habitations.
Document concernant le débroussaillement à télécharger en cliquant ici

« Petit poisson deviendra grand
            Pourvu que Dieu lui prête vie »
. Et que tous entretiennent son lit cliquer ici pour télécharger la plaquette concernant l'entretien des rivières



Vie pratique
frelon asiatique
Les frelons asiatiques et les tiques


Avec le retour du printemps, quelques indésirables sont aussi de sortie. Tique et frelon asiatique ne riment pas avec sympathique. Pour que vous ne gardiez que de bons souvenirs de la saison qui commence, voici quelques informations.

Commençons par le frelon asiatique ou frelon à pattes jaunes qui prolifère dans notre territoire. Il constitue un risque pour l’activité apicole et les productions végétales et peut être dangereux pour les personnes. Les nids ont une apparence de papier mâché que l’on retrouve dans des endroits protégés tels les débords de toits, cabanons, etc. ou à la cime des arbres de grande hauteur. Leur destruction doit être effectuée uniquement par des personnes spécialisées.
Pour participer à la lutte de ces prédateurs et signaler un nid, vous pouvez vous adresser à la maison de l’apiculture d’Ille sur Têt et son référent :
M.STEINMANN Ignatius
en téléphonant au: 06 32 58 35 95
ou par mail :
ignatius.steinmann@gmail.com

Les tiques
Cet acarien qui n’a rien d’une bête à Bon Dieu, sévit de mai à octobre dans les endroits chauds et humides flairant le passage d’un homme ou d’un animal à sang chaud. Ne connaissant aucune frontière administrative, la tique fait des hautes herbes, fougères, buissons, prairies, forêts ou espaces verts urbains son terrain de jeu. Sa morsure peut passer inaperçue, puisque sans douleur. Ce vampire est responsable chaque année en France de plusieurs milliers de cas de ce qu’on appelle la maladie de Lyme. Cette infection est due à une bactérie ( Borellia) transmise par une tique infectée. La morsure est indolore et l’infection souvent sans symptôme. Cependant, si elle n’est pas diagnostiquée ni traitée à son début, elle va se disséminer dans tout le corps pouvant atteindre sévèrement la personne qui en est victime. Si toutes les tiques ne sont pas infectées, il est toutefois nécessaire de les retirer au plus vite, le risque de transmission de la bactérie augmentant avec la durée de l’attachement de la tique sur la peau. Peut-on se prémunir des tiques ? Avant de porter vos pas en zone broussailleuse ou humide, forêt, jardins, buissons, il est recommandé de porter des vêtements longs (couvrant les bras et les jambes) et fermés (fixer le bas du pantalon dans les chaussettes), couvre-chefs. Appliquer des répulsifs contre les insectes sur la peau ou /et sur les vêtements. En revenant de balade ou du jardin : s’inspecter minutieusement l’ensemble du corps sans oublier le cuir chevelu pour détecter la présence de tique. Lorsqu’elle est constatée, n’appliquer aucun produit (ni éther ni autre). Cela pourrait faire régurgiter les tiques. La bactérie Borellia, présente dans la salive des tiques serait alors libérée .Pour l’extraction utiliser une pince à épiler ou un tire-tique http://www.ameli-sante.fr/morsures-de-tiques/comment-reperer-une-morsure-ou-piqure-de-tique.html

A retenir : bien surveiller la zone mordue pendant 30 jours. Si une plaque rouge inflammatoire apparait entre trois à trente jours après la morsure, consulter un médecin et lui signaler vos activités extérieures.

Comment enlever une tique ?

tire-tique

pince

Allez, respirez, on est si bien dehors !
En savoir plus :
ameli-sante.fr
www.francelyme.fr
www.tiquatac.org



Patrimoine
Une figure emblématique

Au cœur des Hauts-Corbières, le Mont Tauch veille sur la vallée du Verdouble : tel un animal tutélaire dont la tête avec ses blanches falaises de calcaire surplombe notre village de Padern . Il culmine à 917 mètres au Pech de Fraysse, tandis que son échine s’allonge le long de la vallée du Torgan (il s’agit d’une serre, c’est-à-dire une montagne de forme allongée ayant au sommet une sorte de table d’environ quatre kilomètres de long et 500 mètres de large). Plus au nord, la Tour des Géographes, semblant figurer la croupe, s’élève à 879m. Le mont Tauch dans sa formation géologique est une montagne à l’envers (comme son voisin le Pic de Bugarach) car à force de plissements notamment lors de la surrection des Pyrénées, glissant sur une base d’argile, les calcaires plus anciens du jurassique ont basculé par-dessus les plus récents (de 60 millions d’années) du crétacé.

Le mont Tauch tiendrait l’origine de son nom, soit de sa forme et de sa situation élevée (tuc signifiant tête, sommet d’apparence ronde et massive) soit des arbres qui couvraient ses pentes jusqu’au XVIIème siècle, en effet en latin Taxus signifie IF (taxus baccata = if à baies). Le mont Tauch en aurait été entièrement couvert jusqu’à sa déforestation totale pour fournir le bois des navires de Louis XIV. Aujourd’hui, il ne reste que quelques sujets rescapés qui se cachent à mi pente.

L’if est un arbre d’une grande longévité (parfois plus d’un millénaire) qui était symbole de mort, (traditionnellement planté dans les cimetières) mais aussi d’immortalité car de jeunes rameaux peuvent repousser au cœur de la vieille souche. Le bois d’if était très utilisé au Moyen Âge pour la confection des arcs et des arbalètes. Il est imputrescible et très stable en plus d’être à la fois robuste et d’une certaine souplesse — deux qualités essentielles pour un arc.

Comme cet arbre est très toxique (sauf ses baies rouges dont se nourrissent les oiseaux) l’apparition de la mise en pâture des chevaux sur ces lieux, a dû entraîner la destruction de cet arbre toxique: les chevaux étant très friands de celui-ci. Aujourd’hui, cet arbre est protégé d’autant qu’il contient un principe actif recherché en médecine.

La tour des Géographes, traditionnellement appelée Ensegno = le signal, est un point de station de la méridienne de France : voici plus de deux siècles, deux scientifiques, héritiers de la Révolution Française et en son nom, furent chargés par l’Assemblée Constituante, en 1791, d’établir un système de mesures universel, valable « pour tous les temps et pour tous les peuples », qui n’ait plus pour modèle l’homme (on mesurait alors en pouces, en pieds, en coudées), mais le seul vrai patrimoine commun de l’humanité : la Terre.

Mettant à profit les derniers progrès des mathématiques et de la géométrie, en appliquant la méthode dite de la triangulation, les deux hommes gravirent notamment le Mont Tauch : la Tour des Géographes servit de point de visée (marqué par un repère en bronze) pour mesurer un bout de l’arc terrestre entre Dunkerque et Barcelone. Celui-ci devint plus tard, grâce au travail poursuivi par Arago, le mètre étalon ( définit comme la longueur égale à la dix millionième partie du quart du méridien terrestre).

De nos jours, c’est la tour de télécommunications et les éoliennes qui attirent l’attention des promeneurs tandis que du sommet de la montagne de Tauch le panorama se déroule de la Montagne Noire au Canigou et surplombe la méditerranée.

if baies
Le coin des Anciens


"Tant qu'il y aura du linge à laver"


Dans les années 80, une modeste lavandière de l’ouest de la France, devenait célèbre sous le nom de Mère Denis en vantant les mérites d’une marque de machines à laver. Auparavant, dans les années cinquante, Jacqueline François connaissait le succès en chantant Les lavandières du Portugal. Les travaux pénibles des ménagères d’autrefois étaient ainsi mis en lumière, même si ce fut avec un soupçon de moquerie.

lavage


A Padern, comme à Setubal, nos grands-mères ne connaissaient pas le bonheur d’avoir un robot pour s’acquitter en à peine quelques heures (ou moins  !) de la corvée de lessive, la bugado (ou bugada) comme on disait alors. Pas moins de trois jours étaient nécessaires à ce rituel, demandant force, entrain et entraide et qui se renouvelait deux ou trois fois dans l’année.

En effet, le premier jour, le linge de maison principalement, transporté sur une brouette était savonné à la «  pierre  » de savon de Marseille. A genoux, dans un
barquet de bois fabriqué par le menuisier ou simple caisse de lait Nestlé et rembourré avec de la paille ou de vieux chiffons, les lavandières battent, tordent draps, nappes et serviettes, au rythme des battoirs. «  Et tape, et tape, et tape avec ton battoir  », disait la chanson. Ces pièces mouillées pesant un poids considérable, sont à nouveau chargées sur la brouette et ramenées à la maison pour la lessive du lendemain.

le lavoir - accessoires - brouette


La deuxième journée met en scène un grand cuvier en bois ou en zinc dans lequel est disposé le linge recouvert par une toile épaisse appelé cendrièr sur laquelle sont étendues de «  bonnes  » cendres, exclusivement issues de chêne ou de sarments.

Au préalable, de l’eau a été mise à chauffer dans un chaudron en fonte,
le pairol. On peut alors «  couler la lessive  ». L’eau bouillante est versée sur les cendres et le  «  lessif  » s’écoule par un petit tuyau (canèl). Ce liquide est récupéré pour nettoyer les vêtements de travail ou faire la vaisselle.

Ce n’est que le troisième jour que les lavandières procèdent au rinçage. Le linge est entassé sur la brouette ou même sur une charrette avant d’arriver à la rivière, côté Christ pour les unes ou côté Torgan pour les autres.

Deux sacs de jute assemblés, les
bourounes, disposés au fond de la rivière et maintenus par des galets, évitent au linge de s’abîmer. Un soupçon de Bleu Azur finira de lui donner une blancheur subtile et inconnue de nos jours. Après égouttage sur un banc, il est temps d’étendre tous ces textiles sur de grandes pierres plates au soleil de la Lause, de la Serre ou des Gleizes. Et gare au chien qui s’aviserait de venir lever la patte dans le secteur  ! Tournée en cours de journée, la lessive séchée et embaumant le thym et la lavande, sera acheminée une dernière fois par les bras puissants et fourbus de nos courageuses aïeules, avant de retrouver les armoires qui une fois ouvertes feront leur fierté.

«  Et tape, et tape, tu dormiras mieux ce soir  »

"Il faut les entendre et les voir
Rythmer leurs chants de leurs battoirs {Refrain:}
Tant qu'y aura du linge à laver
On boira de la manzanilla
Tant qu'y aura du linge à laver
Des hommes on pourra se passer
Et tape et tape et tape avec ton battoir
Et tape et tape tu dormiras mieux ce soir"





La cabède bavarde


Portrait d'ici
Yseline Dupont

Pour résumer la personnalité d’Yseline Dupont on pourrait s’en tenir à quelques qualificatifs : endurante, persévérante, volontaire, capable de s’adapter et on pourrait conclure par : étonnante. On pourrait choisir aussi les mots : rencontres, basket. Dans tous les cas, il faudrait ajouter de la couleur : le bleu azur, celui de ses yeux qui expriment une grande humanité et révèlent une âme forte.

Née en 1932, l’année même de la création de la Fédération Internationale de Basket-Ball Amateur et deux mois avant terme, il lui a fallu dès son premier cri, se montrer combative. Les premières années de l’enfance passées au bon air du Devois à courir après canards, lapins, poules et cochon, entourée de l’affection de ses frères et sœur et celle de ses parents, auront tôt fait de faire de cette prématurée, une enfant robuste en lui donnant le goût de l’effort. Pour se reposer de ses courses folles, la petite sauvageonne coud des vêtements à ses poupées.

C’est ainsi qu’une fois le « certif’ » en poche, notre campagnarde fait ses débuts à la ville comme pensionnaire au lycée Al Sol de Perpignan, section habillement. L’établissement offre une éducation générale dont des cours de sport. Yseline y découvre le « baské » et s’y révèle brillante au point que son professeur lui propose d’intégrer l’équipe de Léo Lagrange. Ici commence l’histoire d’amour de la padernaise et du dribble. Cette passion ne la quittera plus, lui offrant de belles rencontres, lui apportant équilibre physique et mental en lui permettant de surmonter les épreuves que la vie lui réserve.

Fin du premier quart temps
.

match


Le basket n’étant pas encore professionnel, il faut bien gagner sa vie, alors avec son brevet de tailleur, « l’ailière » est embauchée pour habiller durant la semaine, les poupées Bella qui feront rêver longtemps des milliers de petites filles à travers le monde. Les soirées sont réservées aux entrainements et le dimanche au match et aux longs déplacements que nécessitent les championnats régionaux. La nuit est bien courte lorsqu’il faut être le lundi matin dès 6h devant sa machine à coudre !

portrait


Cependant, à l’issue des premiers conflits sociaux de l’usine Bella, la jeune basketteuse perd son travail. Temps mort. Yseline trouve alors un emploi de femme de ménage à l’hôpital de Perpignan. Sa chef de service détecte vite en cette jeune femme sérieuse et « vaillante », les qualités requises pour la promouvoir à un poste différent et lui propose une remise à niveau qui lui permettra de tenter le concours d’infirmière.

Par humilité, Yseline devenue maman d’un petit garçon qu’elle élève seule après son divorce, hésite à s’engager dans les études. Oui, mais voilà, c’est une sportive, habituée aux défits et puis n’est-elle pas dévouée par nature ? Alors elle s’accroche durant 2 ans au bout desquels à l’âge de 35 ans, la modeste et timide ouvrière, décroche son diplôme d’infirmière ; son meilleur souvenir et sa plus grande fierté, plus encore que le titre de championne de France Excellence, remportée en 1959 avec les copines de Léo Lagrange. Entre une intraveineuse et un soin à un malade du V120, la nouvelle infirmière continue de chausser ses baskets pour aller mettre quelques paniers. Il n’est plus temps d’évoluer au niveau national mais plutôt dans un club plus modeste, l’important étant de jouer.
Gardes de nuit et tirs en suspension amènent Yseline jusqu’à l’heure bien méritée de la retraite.

La voici de retour à Padern avec Jacques, son mari. La sportive se fait alors choriste et s’offre des soirées à Alès, à Troyes ou à Montréal durant lesquelles elle partage quelques mélodies avec les plus grands chanteurs français (Goldman, Voulzy, Sheller, Nougaro). Yseline ne fait jamais rien à moitié !

Aujourd’hui, chaussures de sport et micro rangés, la dame au regard d’azur occupe ses journées plus calmement. Jardinage, balade avec ses chiens, clubs de jeux et sorties lui apportent encore bien des satisfactions tout comme l’affection de sa famille. Et, à n’en pas douter, voir son petit-fils, après son fils dribbler sur les terrains de basket lui procure une grande joie.
La passion dans le sport, c’est bien souvent, une affaire de famille.


maxime


Dans la cuisine de ma grand-mère
La daube aux navets noirs d'Anne et Aline


Ingrédients : 1 beau morceau de bœuf, type paleron coupé en gros morceaux.
Oignon, ail, vin rouge, navets noirs.

Dans une cocotte en fonte, faire revenir les morceaux de bœuf très légèrement farinés, dans un peu de graisse ou d’huile.
Hachez 4 gousses d’ail et 1 oignon et les faire revenir avec un peu de farine dans une cocotte.
Pour un peu plus de goût, il est possible d’ajouter une couenne dans le fond du récipient. Ajoutez sel, poivre, laurier puis couvrir d’un vin rouge tannique.
A mi cuisson, mettre les navets noirs coupés en morceaux ou en tronçons (suivant leur épaisseur).
Faire mijoter à feu très doux durant 2 à 3 h.

Ce plat délicieux exprimera toute sa saveur s’il est cuit au feu de bois dans un récipient en fonte. Réchauffé, il n’en sera que meilleur.

Bon appétit
!

navetNoir


Ils ont choisi Padern
Michèle et Richard

Régulièrement, nous souhaitons dans cette rubrique la bienvenue aux nouveaux padernais. Savoir ce qui a bien pu les attirer dans ce petit coin des Corbières suscite notre intérêt et nous permet de mieux connaître ces nouveaux venus parmi nous.

Pour commencer cette petite série, honneur aux premiers arrivés : la famille Eyres.

C'est en 1969 que Richard, loyal sujet anglais et son épouse Michèle, française, vivant tous deux alors, en Extrême-Orient, ont fait leur entrée dans le village. A la recherche d'une maison à acheter, c'est un parent demeurant sur la Côte d'Azur, trop luxueuse et tapageuse à leur goût, qui les a d'abord dirigés vers Axat où le prix de l'immobilier correspondait davantage à leur budget.

Déçus par cette bourgade un peu froide, ils s'en retournaient en terre anglaise, lorsqu'en passant par Maury, le panneau indiquant la direction de Cucugnan piqua leur curiosité pour ce village quasi mythique. Sur place, ils sont séduits par la beauté des paysages et les senteurs enivrantes du thym et du romarin en fleurs. Hélas, il n'y a plus aucune maison en vente.

Envoyés à Padern, ils tombent alors sous le charme du village et de ses habitants. C'est là, à la Clotte, qu'ils décident de poser leurs valises pour offrir à leurs enfants la maison de famille dont ils rêvent et qui se devra d'être un véritable port d'attache entre deux mutations à l'étranger au service de Sa Très Gracieuse Majesté. Depuis, cet attachement ne s'est jamais démenti ni auprès de leurs enfants ni de leurs petits-enfants qui à leur tour, puisent dans ces racines bouturées pour eux il y a 47 ans, ces souvenirs de vacances en famille, savoureux comme une madeleine trempée, non pas dans du thé mais dans les eaux claires du Torgan.



Les reconnaissez-vous ?


Ecole filles debut XXième




Vous les avez reconnus
solution du numéro d'hiver
solution



Ces padernais d'ailleurs
"Ici Londres les français parlent aux français"
Petite étude sur la Culture Française à Londres : de Soho à South Ken


Selon le Consulat de France à Londres 300.000 à 400.000 citoyens français vivent dans la capitale britannique et d’après une étude réalisée par Ancestry.co.uk 3 millions de Britanniques ont des ancêtres français.

De tout temps, la Capitale de la Grande-Bretagne a attiré nos compatriotes. Dès l’invasion romaine de César, des mercenaires gaulois fabriquaient des galères sur les berges de Chelsea. En 1066, Guillaume le Conquérant, s’installa dans la foulée de sa victoire de Hastings, autour des marécages de Wapping, quartier des docks sur les rives de de la Tamise. Plus tard, des drapiers originaires de Calais, ouvrirent des comptoirs sur les terres de Soho et au fil des persécutions et des guerres, Soho devint le refuge de nombreux Français et fut le quartier français par excellence, un enchevêtrement de ruelles et de petites places où fleurissaient les orfèvres, les soyeux et les brasseurs. A quelques pas des intrigues du Chevalier d’Eon, étrange diplomate et fine lame, Voltaire écrivait ses lettres aux Anglais….. Les maisons closes de Covent Garden regorgeaient de prostituées françaises et le bandit le plus notoire s’appelait Claude Duval pendu en 1766 et enterré dans le vieux cimetière de Covent Garden.


Londres


Le siècle des lumières, mouvement intellectuel lancé en Europe au XVIIIème siècle, puis celui des révolutions déverseront sur Londres son lot d’immigrés. La plupart, comme Chateaubriand, vivront chichement. Jules Vallès, Courbet, Daumier, Verlaine, Rimbaud, connaîtront de dures journées d’exil.

Peu à peu, Soho laisse sa place enviée à South Kensington. La présence française s’y précise dès 1920 lorsque l’Institut Français, ouvert depuis 1910 à Marble Arch est transféré à South Kensington et devient le temple de la culture française. En 1915 Marie d’Orliac ouvre le Lycée pour scolariser des réfugiés belges et français de la région lilloise et le nouvel Institut Français, celui que nous connaissons aujourd’hui, est inauguré le 21 mars 1939.

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Pendant la seconde guerre mondiale, l’Institut, dont le directeur Denis Saurat avait rejoint le Général De Gaulle, fut le siège des services spéciaux de la France Libre et au Lycée prit place le quartier général des Forces Aériennes libres. Avec ces deux grosses institutions South Kensington est depuis longtemps le « quartier-général » de la culture française à Londres, tout comme autrefois Soho fut le lieu de prédilection de bien des Français !

Steven Wilkins





Agenda


A noter dans votre agenda
samedi 9 avril : loto
samedi 23 avril : Tournoi de belote
samedi 21 mai : méchoui
manifestations organisées par le comité des fêtes

Il vous reste encore quelques semaines pour parfaire votre entrainement avant de vous élancer sur le parcours aussi époustouflant que coriace du prochain
trail de Quéribus qui aura lieu les 14 et 15 mai prochains et passera par Padern:
- Course des seigneurs 50 km
- Trail de Quéribus 20 km,
- Challenge Cathare solo 95 km
- Challenge Cathare mixte 95 km

Infos sur www.les3ventshautescorbieres.com

A vos runnings !


Le saviez-vous ?
origine du mot "poubelle"

S’il est un objet que nous utilisons quotidiennement et dont nous aurions du mal à nous passer, c’est bien une poubelle mais saviez-vous que ce nom si commun tire son origine d’un nom propre ? En effet, c’est en 1884 sous la IIIe République, que le préfet de la Seine (75) Eugène Poubelle, signe un arrêté préfectoral imposant l’usage d’un récipient de bois dont l’intérieur est en fer blanc, afin de collecter les ordures ménagères et les cendres chaudes. La poubelle faisait ainsi son entrée dans nos maisons et elle n’est pas près d’en sortir.


Balade verticale
ascension de la face sud du Tauch sans oxygène

Une balade à (ne surtout pas) faire: l'ascension de la face sud du Tauch sans oxygène.

Ne reculant devant aucun sacrifice, y compris celui de l'un de ses rédacteurs, la gazette m'a envoyé escalader le Tauch côté falaises pour vous faire découvrir ce monde minéral, végétal, vertical, vertiginal et possiblement fatal...

Afin de vous éviter d'aller y risquer votre vie. Depuis la piste qui serpente au pied du Tauch, il faut compter environ 1h30 jusqu'au sommet, comprenant marche d'approche épineuse et escalade parfois engagée, pour un peu moins de 400m de dénivelé. Même en choisissant une faille ''facile'', il y a plusieurs passages aériens délicats à négocier, dont au moins quatre vraiment dangereux, surtout seul et sans équipement.

N'y allez donc pas. J'insiste. Je n'ai pris des photos que sur des portions où j'avais les deux mains libres pour attraper l'appareil, ce qui n'arrivait pas si souvent, j'espère qu'elle rendront quand même grâce à la beauté du lieu.

1 La voie choisie est celle partant du plus long pierrier pour monter entre les dolomites en suivant la plus grande faille, qui est aussi la plus riche en végétation
La voie choisie est celle partant du plus long pierrier pour monter entre les dolomites en suivant la plus grande faille,
qui est aussi la plus riche en végétation



2 L'escalade commence vraiment, avec une alternance de nids de verdure et de dolomites
l'escalade commence vraiment, avec une alternance de nids de verdure et de dolomites

3 On savait déjà que le Tauch nous observait, mais on ne savait pas que caché à mi-hauteur de ses flancs battait son cœur de pierre
On savait déjà que le Tauch nous observait, mais on ne savait pas que caché à mi-hauteur
de ses flancs battait son cœur de pierre


4 Dès que la faille s'élargit un peu c'est la jungle, on apperçoit à peine la vallée
Dès que la faille s'élargit un peu c'est la jungle, on aperçoit à peine la vallée

5 Deux donjons se faisant face, une dolomite et Quéribus
Deux donjons se faisant face, une dolomite et Quéribus

6 Parvenu en haut, un dernier regard sur la faille parcourue, avec Padern tout en bas. La redescente sera plus tranquille par le GR 36
Parvenu en haut, un dernier regard sur la faille parcourue, avec Padern tout en bas.
La redescente sera plus tranquille par le GR 36


Cabède and Breakfast



Contact: gazettedepadern@gmail.com