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Version numérique de La Gazette de Padern
AUTOMNE 2016

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Editorial
Le coin de la Mairie
Vie pratique: vérifier son chauffage, prévention des chutes, Bloctel pour en finir avec les appels indésirables
Carnet
Madeleine Jayne
le Saviez-vous ?
Le coin des associations
Talents: Jean-Claude Sarret, passion sport
Retour sur l'incendie de début septembre avec le capitaine des pompiers
Ils ont choisi Padern: Colette et Niels Tierney
Les plantes de nos garrigues: le buplèvre ligneux et l'inule visqueuse
Le remue méninges de Jacky: solution à la grille de l'été
Balade au Roc de la Masse

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Editorial

Rouge et noir. On se serait contenté d'en rester aux couleurs du COT, voire au titre du chef-d’œuvre de Stendhal, mais non. La fatalité en a décidé autrement. Rouge donc, comme les flammes ; rouge comme le retardant largué par les trackers ; rouge, comme la violence de l'incendie qui a ravagé au moins 1200 hectares de terre ; rouge, enfin, comme la colère et l'indignation suscitées par le désastre que vient de subir une partie de notre canton.
Noir mat, comme ces résidus de végétation, stigmates d'un immense bûcher, digne de Montségur dont l'ombre semble maintenant planer sur cette portion du Sentier Cathare. Noir du deuil de ces vignes et de la flore typique, miraculeusement victimes uniques du gigantesque brasier.
Roux aussi, non pas celui du Fauvisme, ni celui de l'été indien. Plutôt le roux qu'ont pris certaines souches pleurant leurs grappes cramoisies et ratatinées d'où ne s'écoulera que désolation.
Vert pourtant, comme cette partie du décor épargnée et qui témoigne du cycle de la nature qui toujours refleurit. Certes, il faudra du temps et de la sueur et il y aura encore bien des larmes avant que la terre ne retrouve ses vraies couleurs mais le nouveau paysage ténébreux qui a mis à jour de petits murets de pierres sèches, amoncelés avec minutie, çà et là, en bordure de vignes, témoigne du dur labeur des hommes qui savent toujours recommencer avec patience et courage quand ils n'ont pas le choix.
Energie et persévérance, c'est ce que nous souhaiterons à tous, lorsque viendra la belle nuit de Noël. Nous aurons alors une pensée particulière pour tous les « hommes de bonne volonté », qu'ils soient d'ici ou d'ailleurs.

La cabède bavarde


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Quoi de neuf à la Mairie ?
Suppression de la cabine téléphonique:
Avec la généralisation des téléphones portables et autres joujoux futuristes, les cabines téléphoniques ont été supprimées sur tout le territoire. Celle de Padern n'y a pas échappé.

Débroussaillage:
qu'on l'appelle débroussaillage ou débroussaillement il est obligatoire. Selon les textes en vigueur, son non respect est passible d'une amende de 30€/m2 de la surface soumise à obligation. Renseignez-vous auprès de la mairie, de la Direction Départementale de l'Equipement et de l'Agriculture boulevard Barbès à Carcassonne , de la préfecture de l'Aude tél  : 04 68 10 27 36 ou encore auprès du Service Départemental Incendie et Secours rue Aristide Bergès à Carcassonne
tél  : 04 68 79 59 00


Démolition:
Les travaux de démolition de l'ancienne supérette et de l'ancien presbytère ont commencé. Cette démolition subventionnée à hauteur de 70 % par l'état, la région et le département va permettre de poursuivre les travaux d'aménagement du projet "COEUR DE VILLAGE"
Subventions accordées pour la poursuite des travaux : Etat 20 %, Département 20 % En attente attribution par la Région (Octobre) et l'Europe si nécessaire.

Bien joué!
Voilà bien longtemps que les municipaux traquaient une fuite, « la » fuite d'eau.
L'approvisionnement en eau est une préoccupation constante, l'eau étant plus que jamais précieuse.
C'est donc dans un souci d'économiser l'électricité et d'éviter l'usure des pompes de relevage, que le remplissage des deux bassins situés en haut du village s'effectue de façon naturelle, par différence de niveaux entre le captage de la source des « Eaux Chaudes » et les bassins. Toutefois, il est advenu qu'il n'y avait pas suffisamment de pression. Ce manque était lié à la présence d'une fuite se trouvant vraisemblablement entre la source des "Eaux Chaudes" et le surpresseur du local situé à La Clotte. Comble de malchance, la zone de recherche devait s'effectuer sur quelques 4,5km ! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin, d'autant que la zone n'est pas sectorisée. Quelques essais ont été entrepris à l'aide de capteurs acoustiques mais le résultat en a été faussé par la présence de la rivière trop proche, le bruit de l'écoulement des eaux du Torgan ne permettant pas d'isoler avec précision, la zone de la perte.
C'est alors qu'au cours de la restauration de la départementale, les vibrations générées par le passage d'engins lourds, tel que le rouleau compresseur, ont accentué cette déperdition devenue visible sur la chaussée, à une centaine de mètres en amont du surpresseur.
A voir les énormes racines mises à jour autour de ce "geyser", on peut en déduire que cette fuite devait exister depuis plusieurs années. Une fois réparée, la pression obtenue au niveau du surpresseur a permis un remplissage des bassins sans l'utilisation des pompes. C'est grâce à cela que nous n'avons pas manqué d'eau durant l'été, même si la pression en haut du village* a parfois posé quelques problèmes. C'est également grâce à cette situation revenue à la normale que lors des incendies de septembre, les camions des pompiers ont pu être alimentés, sans pénurie pour le village.
*Problèmes de pression indépendants de l'approvisionnement en eau des bassins.




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Vie pratique

Indispensable  !
Avec l'automne qui arrive, il est grand temps de se préoccuper de son chauffage. Comme chaque année il est indispensable avant mise en service, de faire intervenir des professionnels pour procéder à la vérification et à l'entretien des installations de chauffage qu'il s'agisse de chauffage central, cheminées ou appareils électriques. Pour en savoir plus, retrouvez l'ensemble des consignes sur le site de l'INPES  : www.prevention-maison.fr

Prévention des chutes
S'il est vrai qu'au cinéma, les chutes de personnes peuvent parfois sembler comiques, dans la réalité c'est rarement le cas, surtout lorsque la victime a plus de 65 ans. Moindre souplesse et os fragiles peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques et là aussi il est nécessaire de savoir sécuriser son lieu de vie. Quelques consignes de bon sens s'imposent donc :

- La première mesure consiste à bien éclairer les lieux qui doivent être munis d'interrupteurs accessibles.
- Penser à dégager les zones de circulation encombrées par des fils électriques, plantes vertes, petits meubles...
- Se méfier des parquets cirés, carrelages et linos mouillés.
- Veiller à ce que les coins des tapis ne se relèvent pas et soient fixés au sol.
- Un revêtement antidérapant pourra également être utile au fond de la baignoire ou dans la douche.
- Ne pas oublier le jardin qui sera exempt de tuyaux d'arrosage, outils de jardinage obstruant les lieux de passage et rester vigilant à l'égard des dalles mal posées, cailloux, feuilles et mousses glissantes.

Et surtout, ne pas hésiter à se faire aider par des professionnels si le logement doit être remis aux normes handicapé avec barres d'appui, rampes...
Pour en savoir plus sur la sécurité à l'intérieur de la maison l'INPES  : www.prevention-maison.fr


Dring, dring  !!!
Vous en avez assez d'être dérangé pendant votre repas, au moment le plus crucial de votre feuilleton ou pire pendant votre sieste, par des voix mécaniques qui vous proposent des croisières alors que vous avez le mal de mer ; des produits surgelés à vous qui ne cuisinez que les légumes du marché ; marre qu'on vous propose de changer vos fenêtres alors que votre maison vient tout juste d'être terminée? Bloctel, site mis en place par le gouvernement début juin, peut vous aider à réduire le nombre des démarcheurs. Pour cela, il suffit d'inscrire sur ce site vos téléphones portables et fixes sur la liste des personnes ne souhaitant plus de démarchage commercial. Après 30 jours, le temps nécessaire aux entreprises pour nettoyer leurs fichiers, vous devriez être protégés durant 3 ans.
Notez quand même, que les instituts de sondage, associations caritatives et les entreprises avec lesquelles vous avez des relations contractuelles sont exclus de ce dispositif. De quoi éliminer malgré tout, pas mal de fâcheux.
Pour savoir comment vous y prendre connectez vous à  :
bloctel.gouv.fr ou si vous ne possédez pas d'ordinateur écrivez à l'adresse suivante : Société Opposetel, service Bloctel, 6 Rue Nicolas Siret 10 000 Troyes 

Et terminez tranquillement votre repas.

bloctel

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Le saviez-vous ?
Sport : ce mot nous vient de l'anglais sport, lui-même tiré de l'ancien français desport ou deport qui signifie « divertissement, plaisir ».
Cinéma : c'est l'abréviation de cinématographe, issu du grec kínêma et qui signifie mouvement.
Les subtilités d'une langue en font tout le charme car dans le sport il y a quand même pas mal de mouvement et le cinéma c'est bien un divertissement, non ?

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Madeleine Jayne personnage Ô  ! Combien emblématique de Padern  !

Mado 1


Madeleine est née à la maternité de l’hôpital de Perpignan. Elle arrive très vite à Padern, où sa maman, Thérèse Vilata, originaire du sud de l'Espagne, qui avait une voix extraordinaire, participait aux animations durant la guerre. Alors Madeleine, enfant, était debout sur sa chaise et personne ne pouvait la faire asseoir : « Je voulais voir ma maman » !
Après ses études, elle s’engage dans l’armée et la voilà à la BE 726 de Nîmes où elle travaille dans le service très secret du chiffre. À cette époque, la guerre d’Algérie, les messages codés étaient importants.
Elle y rencontre Roger Jayne, qu’elle va épouser.
Elle se languit de Padern et revient vite au village avec lui. Elle se consacre d’abord à l’éducation de ses deux enfants, Pierre et Thierry, avant de travailler à la mairie comme secrétaire. Elle y succède à son papa, Étienne Berdagué, qui lui-même avait succédé au sien Jean Berdagué. En parallèle, elle officiera au SIVOM de Tuchan comme comptable : c’est elle qui aura en charge les bulletins de paie des aide-ménagères.
En 1995 la voilà élue maire !
Son grand-oncle Casimir Berdagué dit « le juste » le fut également.
C’est vraiment une histoire de famille !
Elle assumera pleinement deux mandats jusqu’en 2008. Dévouée à ses concitoyens dont elle connaissait personnellement les problèmes et les aspirations, toujours à l’écoute, toujours prête à rendre service, elle va consacrer tout son temps à son village qu’elle aime tant !
Si vous la rencontrez, au détour d’une rue, elle vous parlera avec plaisir de ses souvenirs…
Aujourd’hui, Madeleine coule une retraite paisible entre lecture et mots croisés entourée et choyée par son fils Pierre.

Jeane Ragnère-Beaux



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Le coin des associations
Depuis plusieurs années Padern Culture et Patrimoine nous a habitués à quelques soirées aussi diverses que divertissantes. Ainsi, le talentueux musicien de Biscam Pas nous a étonnés avec les sons aigrelets qu'il tire d'un instrument à peau de chèvre, la boudègue, tandis qu'entre deux séances de cinéma, nous nous sommes pris d'intérêt pour la révolte des vignerons de 1907. En attendant que s'élabore le programme 2017, nous vous informons que les jeudi après-midi reprennent à la salle de la mairie, autour de jeux suivis, bien entendu, d'un sympathique petit goûter.




L'association dispose d'une plaquette sur le programme PIED (Programme Intégré d’équilibre Dynamique) sur la prévention des chutes chez les séniors.
Cette intervention est mise en place par la Communauté de Communes des Corbières et plus précisément par le Service d'Aide à la Santé et au Développement Social par les Activités Culturelles, Physiques et Sportives pour Tous en collaboration avec la Fédération "Sport pour tous".
Déroulement : Durée :12 semaines 2 séances / semaine ( 1 séance d'une heure d'exercices / 1 séance d'une heure d'exercices + 30 mn de conseils de prévention ) Séances prévues les Lundi ou Mardi et Vendredi après midi. Tarif: 7€ pour les 24 séances (coût de la licence)
Pour toute personne intéressée une réunion d'information est prévue le MARDI 4 OCTOBRE 2016 de 10h30 à 12h salle de réunion de la mairie (côté agence postale) à Padern. L'animateur de cette réunion sera Philippe Carbonel Éducateur Territorial des Activités Physiques et Sportives. Responsable du Service d'Aide à la Santé et au Développement Social par les Activités Culturelles, Physiques et Sportives pour Tous de la Communauté de Communes des Corbières.
Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez téléphoner au 04 68 45 44 21


De son côté, le
comité des fêtes, a encore permis aux padernais d'un jour ou de toujours de se retrouver autour de ses traditionnelles auto-grillades, animées par les notes épicées du groupe Tryoland ainsi que par les bons vieux « tubes », choisis par la DJ Agnès.

La gazette remercie toutes les personnes qui ont participé de près ou de loin à ces animations estivales et qui ont œuvré à faire de nos soirées des moments très appréciés que nous espérons retrouver l'année prochaine.


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Après le feu: entretien avec le capitaine Sarda des sapeurs-pompiers de Tuchan


Consulter la page spéciale consacrée à l'incendie avec des vidéos et des images du paysage avant et après le sinistre


capitaine Sarda

Qu'est-ce qui a été le plus marquant pour vous et pour vos hommes en ce qui concerne les incendies qui ont touché Tuchan, Paziols et Padern ?

C'est la violence du feu. Cela fait 45 ans que je suis sapeur-pompier, j'ai déjà vu en 89 l'incendie sur le Mont Tauch, ça avait été rapide mais cette fois-ci ça l'était encore plus en raison de la grande sécheresse. J'ai tout de suite compris qu'il s'agissait d'un gros feu. On a eu des sauts de feu à plus de 100m, c'était incroyable. Des cyprès de 30m qui flambent, c'est impressionnant.

La vigueur de ces incendies est elle fréquente  ?
En 45 ans, je peux vous dire que j'en ai fait des feux mais celui-ci se propageait à une vitesse de 2km/h, c'est énorme. On dit que les vignes font coupe-feu et pourtant elles ont été touchées jusqu'à 50 m à l'intérieur, alors qu'habituellement ce sont les 10 premières souches qui sont endommagées.

Est-ce qu'on en connaît l'origine  ?
Une enquête est toujours en cours

Quels sont les moyens qui ont été mis en place et est-ce qu'il a été facile de faire intervenir les secours, notamment en raison des incendies qui sévissaient un peu partout à ce moment-là  ?
Les secours se sont succédés au fur et à mesure des besoins. En temps ordinaire, c'est à dire, en dehors de la période de vigilance estivale, lorsqu'il y a un feu, il faut compter à peu près une heure avant l'intervention des secours. Dans le cas présent, comme nous avons des camions positionnés en permanence sur le terrain, au col d'Extrême, à Villesèque et à Fraissé des Corbières, il ne s'est écoulé qu'1/2h avant qu'ils arrivent sur place.
Au départ, il y a eu 11 groupes d'attaque de l'Aude. Un groupe d'attaque c'est un véhicule tout terrain avec un chef et derrière 4 camions de pompiers
Par la suite ce sont 2 groupes des Pyrénées-Orientales qui nous ont prêté main-forte et après eux une colonne - c'est à dire 3 groupes - qui sont venus de la nouvelle région. Une colonne du Rhône leur a succédé. Nous avons été jusqu'à 350 pompiers sur les lieux du sinistre  !
Nous avons eu aussi les secours de 3 Canadair et 2 Tracker. On peut dire que nous avons eu des moyens à disposition.
Nous avons également des vigies stationnées au Tauch, à Ripaud, Massac, et côté littoral à Leucate et Gruissan.

camion


Comment attaque t-on ce genre de feu  ? Au sol  ? En l'air  ?
La priorité est donnée au feu naissant. On commence par attaquer au sol sauf si les avions sont déjà en vol. Il faut savoir que de fin juin à mi-septembre deux Trackers sont basés à Carcassonne et sont en surveillance au-dessus de l'Aude, des P.O et de l'Hérault. Dès qu'ils voient une fumée ils la signalent et en cas de nécessité commencent à larguer. Dans tous les cas, ce sont toujours les hommes au sol qui procèdent à l'extinction du feu, d'autant qu'il y a toujours des petites reprises.

Comment sont composées les équipes au sol ?
Différents véhicules et sapeurs pompiers peuvent intervenir dont la composition peut s'établir ainsi  :
1 groupe d'attaque qui comprend : 1 VLHR 4x4 (véhicule léger hors route) avec 1 gradé + 1 conducteur + 4 camions.
1 camion de pompiers c'est-à-dire : 1chef d'agrés + 1 conducteur + 2 servants.
1 colonne soit : 1 VLHR + 3 groupes d'attaque


Comment travaillent les équipes ? Est-il possible qu'il n'y ait qu'une seule personne postée à un endroit ou y-a-t-il toujours un travail en binôme au minimum ?
Un pompier peut être posté sur un point haut pour « faire la sonnette » et le reste du groupe travaille ensemble sous la protection de la sonnette.

Quelles sont les priorités  ?
Priorité aux points sensibles  et naturellement, avant tout les personnes. Puis ce sont les habitations, les biens, etc.

On a pu observer des avions différents ; Canadair, Tracker, quel est leur rôle ?
Les tracker, rouge et blanc, toujours en binôme, dispersent du retardant et dressent une barrière pour que le feu ralentisse.

tracker


Les
Canadair CL415, rouge et jaune, souvent en binôme ou parfois plus, selon les cas, partent à vide et vont écoper sur les plans d'eau, au plus près du feu (Salses, Bages, Villeneuve de la Raho, La Ganguise, tout dépend). Ils larguent de l'eau mais aussi ce qu'on appelle du « mouillant », une espèce de mousse blanche destinée à éviter l'écoulement rapide de l'eau sur le feuillage.

canadair


Les
Dash sont aussi des gros porteurs d'eau, ils ne sont pas intervenus cette fois mais l'un d'entre eux était là pour le feu de 2010. Ces deux types d'appareil, Tracker et Dash sont obligés de se poser au sol pour faire le plein.

dash

Où sont-ils basés ?
Deux Tracker sont basés à Carcassonne et les Canadair à Marignane. Cette base couvre tout le Golfe du Lion et il y a en plus, deux Canadair en permanence en Corse et à Cannes.

Comment se font les largages ? Qui les décident ?
Ils sont toujours en rapport avec le COS (chef des opérations de secours) qui est au sol, directement sur le feu. Le travail de ces avions est difficile; par exemple, le Mont Tauch a beaucoup de turbulences et c'est devenu un terrain d'exercice en général, alors imaginez lorsqu'il y a du vent et des flammes !



camion arriere2


En plus du respect de la législation obligeant au débroussaillage et limitant les feux de mars à octobre, est-ce qu'on peut se retrancher derrière la fatalité, dans le cas présent sécheresse extrême + vent violent ou au contraire, faudrait-il réfléchir à des mesures de prévention ?

La prévention est indispensable. A titre individuel, les propriétaires ont une obligation de débroussaillage sur 50 m autour des habitations mais lorsqu'il y a le feu on se rend compte que ce n'est pas suffisant. C'est 100m qu'il faudrait. Sur un plan plus général, les municipalités qui le souhaitent peuvent tout à fait se mettre en rapport avec la cellule feu de forêt du département à Carcassonne, pour envisager les aménagements adéquats car il est vrai que les structures ou configurations existantes ne sont pas toujours adaptées aux moyens actuels de lutte contre les feux de forêt. Notamment, nous avons maintenant des camions énormes dont les accès ne leur sont pas toujours possibles. Ils peuvent transporter 4 000l d'eau, alors qu'autrefois c'était la moitié.


La gazette vous remercie de lui avoir accordé cet entretien pris sur votre temps précieux et salue le travail et le courage de tous les intervenants lors de ces événements.
De même, elle souhaite que les récents incendies ainsi que les nombreuses interventions à personne durant la saison estivale suscitent quelques vocations.


La Cabède bavarde







En savoir plus sur les moyens de lutte contre les incendies

Ci-dessous les images de l'incendie de 2010 au Grau avec l'intervention des avions et des moyens au sol



Moyens aériens

La flotte d'avions bombardiers d'eau a été configurée pour faire face au risque en zone Sud. Elle se compose de 26 avions :
Les Tracker  : rouge et blanc. Il y en a 10. Un seul pilote mais les vols se font à deux appareils. Il peut franchir 1600km à la vitesse de 400 km/h. Il emporte 3,2 tonnes de produit retardant, solution chimique qui contient notamment de l'oxyde de fer, d'où sa couleur rouge caractéristique. Ce produit est bio-dégradable et non toxique.
Durant la saison feux deux appareils sont basés à Carcassonne, Cannes et la Corse.

Le Canadair CL415 : rouge et jaune. Au nombre de 11. Il peut atteindre 1400 km à la vitesse de 350km/h. Il emporte 6 tonnes d'eau.

Le Dash : Il y en a 2. C'est un autre bombardier d'eau. Il peut atteindre 1800 km/h à la vitesse de 600km/h et emporte jusqu'à 10 tonnes d'eau. Avion polyvalent, le Dash peut également transporter 64 personnes et 9 tonnes de fret.

Les Beechcraft : la flotte en possède 3. Ils sont utilisés pour des missions de surveillance et liaisons diverses. Peuvent parcourir 1500km à la vitesse de 500km/h

Cette flotte basée à Marignane devrait rejoindre la base de Nimes-Garons en 2017.
Voir
www.senat.fr

Moyens au sol 

camion arriere1


La lutte est menée au sol par un camion citerne feux de forêt (CIFF). Il peut lutter contre les feux et procéder au ravitaillement en eau. Capacité 4000l/ déversant 800l/mn
composition : 1 chef d'agrés + 1 conducteur + 1 binôme chef et équipier.
La colonne d'intervention feux de forêt (GIFF) : se compose de 3 GIFF et d'un commandement. Elle intervient en renfort.


Hommage à un jeune pompier qui aurait pu se trouver à Padern

jeremy beier


Comme James Dean, il avait 24 ans et «  la fureur de vivre  ». La fureur de combattre le feu, aussi. Tandis que le beau gosse d'Hollywood s'en est allé voir si les voitures de sport roulaient plus vite  «  à l'est d'Eden    », Jérémy Beier, sapeur-pompier de l'Hérault anonyme, dont le nom restera, au mieux, gravé sur le fronton d'une caserne, en a fini avec les flammes. Parce que c'est sûr, quand on met sa vie au service des autres et qu'on en meurt, on ne va pas en enfer, on monte tout droit au paradis.


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Patrimoine
la salle-abri entre passé et avenir

Avec le premier coup de pioche porté à la salle abri, c'est tout un pan de l'histoire de Padern qui disparaît. Les néo padernais et les plus jeunes ne se doutent pas que ce qui n'est plus aujourd'hui qu'une banale vitrine masquée par un rideau de fer, plantée là juste en face de la mairie, cache les souvenirs heureux d'un village autrefois dynamique et prospère.

C'est pour satisfaire à la demande des villageois qu'au mois de mai 1922, le conseil municipal dirigé alors par Léon Izard, décide la construction d'une salle communale destinée à abriter fêtes, ventes et autres réunions. Le coût s'élève à la somme de 15 500F soit à peu près l'équivalent de 14343€* et la commune souscrit un emprunt sur 15 ans auprès de Justin Bertrand, limonadier à Padern, au taux de 6% l'an. Le début du remboursement est fixé au 1er janvier 1923 au moyen d'un impôt extraordinaire de 65 centimes. L'amortissement s'étalera sur 15 annuités de 1595,92F payables chaque 1er juillet.


salle abri 2
Document d'époque


Les repas ou les soirées avec prestidigitateurs succèdent aux marchands ambulants tels Parent et ses étals de vêtements ou Pastre et son déballage de chaussures. Surtout, la salle se pare de guirlandes de buis et de lumières colorées pour les fêtes de la Sainte Cécile, en novembre, et les commerçants laissent la place aux orchestres fameux tels les Combo Gili.

combo gili
Les Combo Gili

Une des meilleures coblas catalanes en terre audoise, excusez du peu ! Le bal emplit la salle-abri de ses rythmes endiablés dans une ambiance de folie mais toujours bon enfant.


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spectacle adultes B
Théâtre et danses par les enfants et les adultes

Le deuxième acte commence en 1958 lors de la transformation du bâtiment en salle de cinéma. Fini les joies et les défaillances du ciné de 1927 installé en plein air. Remballés les films du père Sacaze dans les sacoches de son vélo  ; plié le drap servant de toile de fond, tendu entre les balcons de la maison Aliot et celui de la maison Augé. Désormais, plus besoin d'enlever l'ampoule servant à éclairer la place -spectacle dans le spectacle – avec ascension du toit de l'autobus ou d' une échelle maintenue par plusieurs costauds. Nous sommes en 1958 et un vent de progrès souffle sur le village. La mairie s'occupe d'installer estrade et gradins, tandis que les fils Sacaze, René et Francis désormais aux commandes de l'entreprise paternelle, mettent en place cabine de projection et lampe-arc. Ils se chargent également des hauts-parleurs et de l'écran. La construction de la cabine est laissée aux soins d'un maçon de Padern dénommé Badosa qui disparaîtra tragiquement avant d'assister à la première projection. Un poste double fixe est installé permettant ainsi de passer du 16mm de plein air au 35mm. De la haute technologie !

projecteur
Un type de projecteur de cinéma utilisé à l'époque

Les bobines peuvent atteindre 600m et tout l'art du projectionniste consiste à passer d'un poste à un autre sans coupure pour le public. La salle chauffée grâce à un poêle à mazout - parfois un peu trop poussé- est comble au point que les spectateurs sont obligés d'apporter leurs chaises, les bancs aménagés autour de l'estrade ne suffisant pas à faire asseoir tout ce monde. Il faut dire que les distractions sont rares et les films de qualité. Le rachat de la salle en 1966 par le Cinéma Guzzo, ne changera rien au plaisir des padernais d'aller  «  se faire une toile  » comme on dirait aujourd'hui. Du moins jusqu'en 1971, année de la dernière séance. La télévision, formidable pourvoyeur de spectacles à domicile, fait son apparition à Padern et l'ORTF signe l'arrêt définitif du sympathique cinéma « de quartier ». Place à Gilbert et Maritie Carpentier, Guy Lux ou Raymond Marcillac. Ici, comme ailleurs, le rideau est tombé, ce qui inspirera une bien jolie chanson à Eddy Mitchell. Fin de l'acte II.

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La salle-abri bien remplie pour le carnaval 1961


Acte III Le cinéma est mort, vive la supérette ! Rayons bien achalandés, marchandises diversifiées, services. « Toujours plus pour vous », sera le slogan des Cabanel, gérants de ce nouveau lieu de rencontre où s'échangeront pièces de monnaie, petits potins et grandes nouvelles durant plus de trente ans.

A ce jour, nous ignorons, quel est le sort réservé à ce bâtiment d'importance. Nous souhaitons simplement, qu'il redevienne un lieu utile et convivial afin que puisse s'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de ce lieu populaire.

* 1Franc de 1922 valant 5,761 Francs de 1999 selon wikipédia soit environ 0,88€

Les derniers instants de la salle abri:

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Talents / passions
Passion sport avec Jean-Claude Sarret

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La Gazette : on pourrait commencer cette conversation par une de tes plus anciennes passions, Padern, mais c’est quand même ton goût pour le sport qui t’a fait connaître et apprécier et pas uniquement des Padernais. Quelles sont les valeurs et les vertus que tu reconnais au sport en général ?

Il n’est pas facile de résumer ce sujet en quelques lignes.
Je dirais que l’on trouve dans le sport beaucoup de choses positives en tant qu’apprentissage, d’école de vie avec les valeurs éducatives qui y sont associées. La pratique d’activités sportives contribue bien sûr, au bien-être et à la santé pour peu que tout cela soit bien géré et avec raison.
On parle beaucoup en sport de valeurs et vertus mais il n’y a pas que cela. D’une manière générale, je pense que le sport fait aujourd’hui partie intégrante des modes de fonctionnement de la société actuelle, avec le culte de la performance et le merchandising qui l’accompagnent.
Nous devons toujours rester lucides quant à nos limites mais ce n’est pas toujours facile, surtout quand on progresse dans une activité et que l’on multiplie les compétitions. En tous cas, si pratiquer une activité sportive est fondamentalement sain, il faut toujours rester vigilant. Mais cela renvoie à notre mode de fonctionnement et à notre éducation.

La Gazette : multi pratiquant, le judo est quand même ton sport de prédilection, quand as-tu foulé le tatami pour la première fois ?

Le temps passe vite, c’était il y a presque 50 ans. Mon père estimait quand nous étions plus jeunes mon frère et moi, que nous devions pratiquer une activité sportive. Comme nous résidions en ville cela était assez facile d’en trouver une. Il m’a donc inscrit dans un club de gym mais je n’étais pas trop doué ; aussi j’ai vite arrêté. Un de ses collègues qui pratiquait le judo lui a suggéré de m’inscrire dans son club. C’est ce qu’il a fait.
J’ai donc commencé le judo à l’âge de 14 ans. J’étais le plus jeune d’un club où seuls des adultes pratiquaient. Ils se sont vite aperçus que j’étais un gamin passionné par l’ambiance du club et l’activité elle-même. Ils se sont alors bien occupés du  « petit » et 5 ans après, à 19 ans, je passais ma ceinture noire.
Le judo est ensuite devenu pour moi une passion, une nécessité, un élément d’équilibre dans ma vie.
Après la période des compétitions j’ai continué vers l’enseignement et j’ai passé mon professorat de judo vers 30 ans. Aujourd’hui, je continue à enseigner et à pratiquer dans deux clubs de la région parisienne où je réside.

La gazette  : tu es 5ème dan, cela a t-il exigé des « sacrifices » ou du moins de faire des choix,  par rapport à ta vie quotidienne ?

Pour moi le grade n’était pas le plus important, néanmoins j’ai avancé dans ce domaine  pour y accéder.
Cela n’a pas nécessité des sacrifices. J’allais m’entrainer par plaisir et/ou par besoin. Je crois que les sacrifices se sont plutôt mes proches qui les ont assumés. J’ai surtout eu la chance que mon épouse comprenne et accepte tout le temps que je consacrais au judo plutôt qu’aux miens (plusieurs soirs par semaine, voire le weekend), c’est beaucoup.

La Gazette  : qu’est-ce qui selon toi, est unique au judo ?

Le judo est pour moi beaucoup plus qu’un sport, même si les médias l’ont aujourd’hui classé dans les disciplines sportives depuis son introduction dans les jeux olympiques.
C’est d’abord un art martial, une école de vie. Entrer dans un dojo, c’est entrer dans un autre monde. Ce n’est pas qu’un lieu de « culture physique » et de préparation à la compétition. Quand on quitte ses vêtements civils pour endosser son kimono (on devrait plutôt dire judogi), on oublie toutes les préoccupations et soucis de la vie. Le rituel du salut du professeur et des partenaires nous renvoie à des comportements et des attitudes de courtoisie sévère qui sont propres lui sont propres. La tenue sur le tatami, le silence, la dignité, le respect des camarades et des plus gradés contribuent à cette éducation sur tous les plans (moral, physique, social, mental, etc.). Respect, persévérance, loyauté, patience, travail sont des valeurs, vertus que développe le judo.

La Gazette : en tant qu’enseignant de judo, qu’aimes-tu transmettre à tes élèves et qu’est-ce que tu en retires sur un plan personnel ?

Aujourd’hui je n’enseigne qu’à des adultes dont beaucoup ont déjà plusieurs années de pratique. L’approche n’est bien sûr pas la même qu’avec des débutants. Ce que j’essaye de leur transmettre, c’est la même passion et les mêmes valeurs que j’ai reçues de l’enseignement de mes professeurs français et japonais.
Même si on définit un cadre d’objectifs, le résultat dépend bien sûr des élèves eux-mêmes et de l’investissement de chacun car il faut toujours travailler, répéter, persévérer. C’est ce goût de l’effort que j’essaye de leur donner. Les satisfactions qui en résultent, ils les découvriront par eux-mêmes.
A part cela, c’est aussi d’autres valeurs que l’on retrouve. J’en citerai une que beaucoup de judokas ressentent  : l’amitié. Quand on a pratiqué des années avec certains partenaires ou élèves, c’est une seconde famille que l’on retrouve.

La Gazette : Les Padernais te voient régulièrement courir et tu as participé plusieurs fois au Trail des Seigneurs. Tu es également adepte du vélo sportif ; Es-tu donc infatigable ?

Ne crois pas ça ! Je suis comme tout le monde, j’ai mes limites.
Si effectivement j’ai toujours besoin de bouger quand je suis à Padern, c’est parce que depuis tout petit, marcher, courir, faire du vélo, dans Padern et autour, c’est retrouver les mêmes émotions sur le terrain de jeu de ma jeunesse. J’avais 6 ans quand mes grands -parents m’ont acheté mon premier vélo. C’est avec mon grand-père que j’ai fait mes premiers tours de bicyclette sur la route du Devoie. Ces cartes postales sont gravées dans ma tête. Quelle que soit l’activité pratiquée ici, je ressens toujours le même plaisir. Bien que je connaisse par cœur les chemins, les impressions, lumières et atmosphères sont toujours renouvelées  ; je ne m’en lasse pas. Si quand on court ou pédale, les images passent plus vite, dans l’effort on ressent quelquefois encore plus ces émotions ; surtout quand on vit le reste de l’année en ville avec tout ce que cela représente (le bruit, le béton, les voitures, la pollution, les gens stressés).
Et puis, les haltes sont souvent synonymes d’opportunités de rencontres, de discussions. Ce sont des échanges que l’on n’a pas toujours en ville, tout le monde le sait.

La Gazette : finalement le sport : est-ce une passion ou une philosophie ?
Les deux, je rejoints Descartes quand il parle des affections, changements internes que subit l’esprit sous l’impulsion du corps dans son Traité des passions.

En restant plus simple, faire du sport, c’est surtout se faire plaisir voire l’occasion de partager un bon moment avec des amis, surtout quand le verre de l’amitié s’ensuit !

La Gazette : quels sont tes héros issus du monde sportif  ?
Je n’ai pas de héros particuliers ; j’ai eu la chance de rencontrer des sportifs de très haut niveau surtout dans ma discipline  ; chacun avait sa personnalité ; les plus humbles m’ont le plus marqué.

La Gazette : quel est ton prochain défi ?
Rester en bonne santé et partager quelques tours de vélo ou footings avec tous ceux qui voudront m’accompagner quand je serai à Padern ; bien sûr tous ceux qui l’ont déjà fait se reconnaitront, je les attends pour remettre cela et par la  même occasion je leur adresse un petit bonjour à tous. No challenge, rien que du plaisir.

Allez, on te prend au mot !


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Plantes de la garrigue

Deux plantes mellifères des Hautes-Corbières: le buplèvre ligneux et l'inule visqueuse

Voici deux plantes très présentes chez nous mais qui passent souvent inaperçues tant elles s’intègrent dans les couleurs de nos garrigues pourtant elles sont extrêmement précieuses pour les abeilles à qui elles fournissent en fin de saison du nectar et du pollen en abondance. Elles sont également utilisées en médecine traditionnelle, notamment contre les rhumatismes.
Ces deux plantes ligneuses possèdent chacune une odeur particulière, assez forte qui fait partie de leur stratégie de résistance à la sècheresse.

LE BUPLEVRE LIGNEUX  : (Bupleurum fruticosum).
Famille des apiacées (ou ombellifères).

buplèvre


Cet arbrisseau aux feuilles persistantes coriaces et brillantes, avec nervure centrale très marquée peut atteindre 2 m de haut. Ses branches sont brun rougeâtre. L'inflorescence est une double ombelle  : ses fleurs jaune verdâtre s’épanouissent en été au dessus du feuillage et donneront des graines brunes (très décoratives dans les bouquets secs).
Le buplèvre arbustif peut trouver sa place dans un jardin méditerranéen car il ne craint pas la sècheresse et peut être taillé.
Dans nos campagnes, il forme parfois sur les friches des massifs denses, impénétrables, peu accueillants (sauf pour les sangliers).
Le miel de buplèvre est rare, c'est un miel typique des Corbières méditerranéennes et des Fenouillèdes. D’aspect crémeux, sa  saveur douceâtre légèrement citronné rappelle le pain d'épice.
On lui prête de nombreuses propriétés :  décontracturant et antinévralgique (sciatique, névralgie, tension musculaire),  régule les perturbations hépatiques et digestives, détoxifiant et antimicrobien.

L’INULE VISQUEUSE  : (Dittrichia viscosa)

inule

Cette belle vivace, de la famille des Astéracées (ex : pissenlit, marguerite...), est une originale de par son nom mais aussi de par son fleurissement. Toutes les plantes de notre région ne fleurissent pas au printemps ! Inféodée à la région méditerranéenne, l'inule visqueuse préfère fleurir en automne tout comme les asters mauves que nous appelons vendangeuses.
Très répandue à la fin de l'été et au début de l'automne au bord des routes et des chemins, sur les terrains vagues et les anciennes vignes, on la reconnaît à la belle couleur jaune d’or de ses fleurs  : petits capitules réunis en inflorescence paniculée (en forme d'épi) et pyramidale, assez longue. Les feuilles poisseuses, sont étroites, plus ou moins lancéolées, les supérieures et légèrement engainantes. Les fruits sont des akènes à aigrette de poils jaunâtres.
Toute la plante de l’inule est couverte de poils glanduleux qui libèrent une résine odoriférante et collante. Cette plante de 0,50m à 1 m de haut, qui forme des touffes ligneuses à la base peut coloniser de grands terrains laissés sans culture ainsi que les gravières du bord de nos rivières.
D’août à novembre, elle prend une importance considérable pour les abeilles car la diversité floricole est plus faible. Chaque capitule contient plusieurs centaines de fleurs, un pied d’inule offrant ainsi aux abeilles plusieurs milliers de fleurs ! Elle est donc appréciée par les apiculteurs. Son miel, un des derniers à être récolté, possède une saveur florale. Il cristallise rapidement pour devenir crémeux.
Mais l'inule visqueuse tire surtout sa réputation de sa qualité "d'insecticide végétal" qui combat la mouche de l'olive. Le mécanisme d'action est le suivant : l'inule abrite un parasite (larve de mouche), lui-même parasité par une petite guêpe qui va également parasiter et tuer la larve de la mouche de l'olive. Lorsque l'on sait que cette dernière est le principal ravageur de l'olivier, on mesure tout l'intérêt pour les oléiculteurs d'avoir la "mauvaise herbe" dans ou à proximité de leurs oliveraies. Assez répandue dans notre région, il n'est généralement pas nécessaire d'en planter, mais il ne faut pas l'arracher!
L’inule visqueuse jouit également de nombreuses propriétés médicinales  : connues depuis l’antiquité, entre autres, par son pouvoir antifongique et ses propriétés anti-inflammatoires qui se retrouvent dans son miel, dans la tisane de ses feuilles ou dans l’huile essentielle.
Malgré son nom un peu repoussant, voilà donc une plante précieuse à bien des égards !

La cabède botaniste

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Pourquoi ont-ils choisi Padern ?
Colette et Niels Tierney: quand le bout du monde rejoint l'autre bout du monde
N'en déplaise au Maître Dali, le centre du monde n'est pas la gare de Perpignan mais il se situe juste un peu plus au nord, ici à Padern. A preuve. Depuis la lointaine Australie, Colette, native d'Istres en Provence, était à la recherche d'un petit coin de paradis dans la garrigue, au sud de la France, pour venir s'y reposer quelques mois par an avec Niels son mari et y accueillir leur famille. Le dieu Internet s'est alors empressé de lui proposer quelques jolies photos de vieilles bâtisses conformes à leurs souhaits et à leur budget. Ainsi est apparue sur son écran d'ordinateur une photo de la bergerie de Marie-Jeanne, la laissant sous le charme d'un paysage des plus flatteurs. Hélas, la bergerie des rêves de Colette fut vendue bien avant qu'elle n'ait eu le temps de prendre son billet d'avion et d'entreprendre le très long voyage reliant Lismore en Nouvelle Galles du Sud à Padern Hautes-Corbières. Pourtant, Colette s'accroche à son désir d'un petit cabanon qui serait blotti dans un écrin de thym et de végétation sauvage. C'est ainsi qu'un soir de novembre, il y a quelques 6 ans, elle arrive exténuée dans notre village, après un interminable voyage d'une cinquantaine d'heures. Comme il n'y a pas encore d'hôtel, le propriétaire de la maison susceptible de lui convenir, lui propose de s'y installer pour quelques jours. Après une nuit bancale sur un lit à 3 pieds, Colette ouvre les volets  ; le ciel est bleu et la bergerie, «  sa  » bergerie, lui sourit, en lui clignant de l’œil. Elle sait alors qu'elle a trouvé son coin de paradis. Son intuition sera confirmée un peu plus tard par l'apparition de Lulu distribuant un périodique dans les boites à lettres, celle d'Alain lui offrant un verre de son jus de raisin «  maison  », puis par les cris des petits-enfants de Françoise, venus se tremper les pieds dans le ruisseau. Elle est bien dans un authentique village loin de l'afflux de touristes.

Colette Niels


Lorsque l'automne s'annonce ici et que commence le début de l'été sur la terre australe, Colette et Niels emportent dans leurs bagages, quelques bonnes bouteilles de Fitou et de Maury. Peut-être, les dégusteront-ils en devisant sur leur été 2017 qui leur donnera l'occasion de réunir leur famille au complet ainsi que leurs amis de Padern pour un apéritif géant, au cours duquel ils fêteront les 70 ans de Colette, les 40 du fils aîné et les premières bougies de leurs petits-enfants Lily et Caleb.
Un sympathique projet en perspective auquel nous sommes déjà impatients de participer.


Anniversaire de Colette à Padern par gavachovergnat


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Carnet
Elle nous a quittés
C'est le 1er juillet que Marthe Echenne née Picard, est décédée à presque 93 ans. Nous adressons toute notre sympathie à ses filles Marie-Céline Vuillermoz et Annie Ribelaygues.

Naissance
Fin juillet, une petite Naïa est arrivée à La Clotte pour partager les rires de son grand-frère, chez Frédéric Buisson et Diane Ollive. Deux bébés en moins d'un trimestre, voilà qui ne s'était pas vu depuis longtemps à Padern. Nous souhaitons à ce petit bout, plein de joyeux gazouillis.

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Balade au Roc de la Masse

Assagi par l'ascension des falaises du Tauch, votre intrépide - et néanmoins attaché à la vie - reporter s'est tourné cette fois vers un autre point haut dominant Padern mais bien plus tranquille : le Roc de la Masse.

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Il y a plusieurs possibilités pour s'en rapprocher, en 4x4 ou à pieds (pointillés rouges sur la carte) :
- soit depuis Padern en montant par Murs (par la Clotte ou par la piste depuis la route de Maisons),
- soit depuis Montgaillard jusqu'au col de Boussac,
- soit depuis Duilhac par la Balbonne et le col de Boussac.

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Dans le 1er cas l'ascension se fait ensuite à pieds avec un fort dénivelé (mais sans risque) et permet de traverser un paysage dolomitique magnifique, dans les deux autres possibilités le cheminement pédestre se fait par la crête faîtière avec l'avantage d'un panorama sublime à 360°. L'idéal est de faire comme moi une boucle (pointillés jaunes) pour profiter à la fois des beautés rocheuses et de la vue depuis la crête.

En montant par Murs, l'ascension quoique rude est récompensée par d'étranges formations rocheuses.

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Parvenu au niveau du roc la vue est splendide, le Roc et le Tauch se font face, et pour une fois c'est moi qui regarde d'en haut le Roc de la Masse.

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En cheminant sur la crête pour redescendre par le col de Boussac je profite de la vue dégagée à 360°, avec ici Quéribus sur fond de Canigou.

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Si cette balade vous donne envie d'en voir plus, vous pouvez profiter de cette boucle pour pousser un peu vers l'ouest et tenter de trouver la pierre gravée au col des Trois Pierres.

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Avec mes hardis compères cela nous avait pris moins d'une petite heure pour la dénicher au sommet de l'un des tumulus rocheux surplombant le col, je ne vous dirai pas lequel, tout se mérite...

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Comme d'habitude la gazette rappelle que les balades sont sous l'entière responsabilité des randonneurs, y compris en cas d'attaque d'ours ou de chute de météorites.


Cabède and Breakfast

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Le remue-méninges de Jacky

La solution de la grille de l’été 2016

énigme ÉTÉ 2016 pleine

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La Gazette de Padern Rédaction: Christine Echenne, Jacky Pannolié, Serge Pecceu, Marie-Claude Augeard, Jeane Ragnères-Beaux, dessins Anne-Marie Garau-Lavigne, maquette : Gérard Laporte, crédit photos : photos personnelles et libres de droits

Contact: gazettedepadern@gmail.com